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Introduction

Anki est un programme qui vous aidera à apprendre plus facilement, beaucoup plus efficacement qu’avec des méthodes traditionnelles. Vous économiserez donc beaucoup de temps en étudiant, ou pourrez apprendre beaucoup plus de choses dans le même temps.

N’importe qui peut tirer parti d’Anki, du moment qu’il a des choses à retenir. Il n’y a presque aucune limite, Anki supportant images, audio, vidéos et notations scientifiques (grâce à LaTeX). Ainsi, vous pourrez par exemple :

  • apprendre une langue ;

  • réviser de la médecine ou du droit ;

  • mémoriser noms et visages ;

  • devenir incollable en géographie ;

  • maîtriser de longs poèmes ;

  • et même retenir vos tablatures de guitare !

Anki repose sur deux concepts simples : « la révision active » et le « système de répétitions espacées ». Bien que la science ait beaucoup écrit à leur sujet depuis quelques années, ils ne sont pas encore connus du grand public. Pourtant, comprendre leur fonctionnement peut vous faire apprendre plus facilement et plus rapidement.

La révision active

La « révision active » consiste à essayer de se rappeler la réponse à une question posée, contrairement à la « révision passive » où l’on relit, regarde ou écoute la réponse, sans se demander si on la connaît réellement. Des recherches sur le sujet ont montré que la révision active formait des souvenirs beaucoup plus durables que ceux de la révision passive. Il y a deux raisons à cela : - faire l’effort de se souvenir de quelque chose « fortifie » la mémoire et diminue les risques d’oubli par la suite ; - le fait d’être incapable de répondre à une question nous informe qu’il faut revoir ou réapprendre la notion concernée.

Vous avez probablement déjà été au contact de cette révision active à l’école, sans vous en rendre compte. Lorsque vos professeurs vous questionnaient à propos d’un texte ou qu’ils vous faisaient passer des tests de connaissance toutes les semaines, ce n’était pas seulement pour voir si vous aviez révisé vos leçons : ils entraînaient et fortifiaient surtout votre mémoire.

Les « flashcards » sont un bon moyen d’utiliser la révision active. Prenez des cartes classiques, écrivez la question d’un côté et la réponse de l’autre. En pensant à la réponse avant de la regarder, vous apprendrez plus efficacement qu’avec la révision passive.

Utilisez-le ou perdez-le

Notre cerveau est une machine très efficace, qui supprime rapidement toute information qui ne lui semble pas utile. Il y a des chances que vous ne vous rappeliez pas ce que vous avez mangé lundi dernier, et c’est normal : généralement, cette information n’est pas très utile. En revanche, si vous aviez justement mangé à un restaurant excellent ce jour-ci et que vous avez raconté à tout le monde quel délice ce fut, vous vous en souvenez certainement dans les moindres détails.

Cette loi du cerveau, « Utilisez-le ou perdez-le », s’applique à tout ce qui est appris. Même après avoir passé un après-midi entier à apprendre du vocabulaire, vos nouvelles connaissances s’évanouireront au bout de deux semaines si vous n’y pensez plus entre temps. Des études ont montré que nous oublions en fait environ 75 % des notions apprises 48 heures après l’apprentissage. Avouez que c’est plutôt démotivant lorsqu’on a une énorme quantité de choses à apprendre.

La solution est simple : faire des révisions. En révisant des informations fraîchement apprises, on oublie beaucoup moins vite.

Le problème avec cette méthode, c’est qu’elle peut vite devenir fastidieuse si on utilise des moyens traditionnels, comme des cartes en papier : s’il n’y en a que 30 à revoir, ça peut aller, mais lorsque ce nombre passe à 300 ou 3 000, c’est un peu plus délicat…

La répétition espacée

Les effets d’espacement furent remarqués en 1885 par un psychologue allemand. Il observa qu’en étalant les révisions dans le temps, nous parvenions à mieux mémoriser que si nous les concentrions toutes en une seule séance. Depuis les années 30, il y a eu nombre d’idées pour utiliser cet « effet d’espacement » pour améliorer l’apprentissage, donnant lieu à la répétition espacée.

En 1972, un scientifique allemand, Sebastian Leitner, développa une méthode de répétition espacée basée sur des cartes en papier. Placées dans des séries de boîtes, les cartes changeaient de place au fil des révisions, selon leur rappel ou non. Il était ainsi possible de savoir en un coup d’œil le degré de mémorisation de la carte, et donc la date de la prochaine révision. Cette idée fut déterminante, car, jusqu’alors, on n’utilisait qu’une seule et unique boîte. Elle fut reprise par la suite par les programmes informatiques. La méthode a néanmoins des inconvénients : on ne peut pas savoir exactement la date optimale à laquelle réviser, et elle ne permet pas non plus de varier la difficulté.

Les plus grandes avancées des trente dernières années sont l’œuvre des auteurs de SuperMemo, un programme commercial qui utilise la répétition espacée. SuperMemo fut le premier à développer un système qui enregistrait la date idéale à laquelle il faudrait revoir la carte, qu’il optimisait en se basant sur les performances de l’utilisateur.

Avec le système de révisions espacées de SuperMemo, à chaque fois que l’utilisateur répondait à une question, il devait donner par la suite la « qualité » de cette révision : s’il avait complètement oublié la réponse, fait une petite erreur, restitué la réponse difficilement ou très facilement, etc. Le programme utilisait ensuite cette réponse pour calculer la date de la prochaine révision. La mémorisation se renforçant à chaque fois que l’on donne une bonne réponse, l’espace entre les révisions augmentait au fur et à mesure : de trois jours à quinze, puis de quinze à quarante-cinq, etc.

Ce système fut une vraie révolution, car il permettait d’apprendre et de retenir en faisant le plus petit effort possible. Le slogan de SuperMemo veut tout dire : avec la répétition espacée, vous pouvez oublier d’oublier.

Pourquoi Anki ?

Sans renier les grandes innovations de SuperMemo, il faut toutefois reconnaître les problèmes de ce programme, souvent pointé du doigt pour ses bugs et son manque d’ergonomie. De plus, il n’existe que sous Windows, et c’est un programme propriétaire, ce qui veut dire que ses utilisateurs ne peuvent pas l’améliorer ou accéder aux données brutes. Enfin, bien que des versions très vieilles soient gratuites, elles sont assez dépassées aujourd’hui.

Anki apporte une solution à tous ces problèmes : il est gratuit pour beaucoup de plateformes, afin que des étudiants ou des professeurs avec un budget limité puissent en profiter, open source, avec déjà une grande quantité d’add-ons créés par les utilisateurs, et fonctionnera sur Windows, Mac OSX, Linux/FreeBSD et une majorité de smartphones. Il est aussi beaucoup plus facile à utiliser que SuperMemo.

Techniquement, le système de répétition espacée d’Anki est basé sur une ancienne version de l’algorithme de SuperMemo, SM2. Des versions plus récentes ont tenté de le rendre un peu plus efficace, mais l’ont aussi complexifié, ce qui a augmenté les chances d’erreur lors de l’utilisation. Pour plus de détails sur les algorithmes, voyez à la fin de cette page.

Les bases

Les cartes

Le couple formé par une question et une réponse est appelé une carte, rapport aux cartes en papier avec une question d’un côté et une réponse de l’autre. Les cartes d’Anki ne ressemblent pas vraiment à une carte, car la question reste visible tout le temps. Voici le genre de carte à laquelle vous pouvez vous attendre si vous étudiez la chime :

Question : Quel est le symbole de l’oxygène ?

Après avoir réfléchi, vous vous rappelez que la réponse est O et cliquez sur le bouton « Montrer la réponse ». Anki affichera alors :

Q : Quel est le symbole de l’oxygène ?
R : O

Après avoir vérifié votre réponse, vous pourrez donner à Anki la qualité de cette révision, et Anki choisira la prochaine date à laquelle il vous représentera la carte.

Les paquets

Un paquet est un groupe de cartes. Vous pouvez placer vos cartes dans différents paquets pour n’étudier qu’une partie de votre collection à la fois, au lieu de faire tout en même temps. Chaque paquet peut avoir des réglages différents, comme le nombre de cartes à apprendre chaque jour, ou l’intervalle de temps à attendre entre deux révisions.

Un paquet peut contenir d’autres paquets, ce qui vous permettra d’organiser votre collection en arborescence. Anki utilise « :: » pour séparer les paquets en niveaux. Un paquet appelé « Chinois::Hanzi » a pour nom « Hanzi » et est contenu dans le paquet « Chinois ». Si vous choisissez le paquet « Hanzi », vous ne verrez que les cartes Hanzi ; par contre, si vous choisissez le paquet « Chinois », toutes les cartes chinoises s’afficheront, les cartes Hanzi y compris.

Pour classer vos paquets en arborescence, vous pouvez soit utiliser « 

» entre chaque niveau, soit faire un cliquer-déplacer à l’écran de la liste des paquets.

Anki a dès le départ un paquet nommé « Par défaut » ; toute carte ne faisant pas partie d’un autre paquet atterrira ici. Si ce paquet ne contient aucune carte et si vous en avez ajouté d’autres, Anki le masquera. Vous pouvez aussi renommer ce paquet et y ajouter vos propres cartes.

Il est préférable d’utiliser les paquets pour séparer vos cartes en grandes catégories, plutôt qu’en sujets particuliers, comme « Nourriture » ou « Leçon 1 ». Pour plus d’informations, lisez la section concernée.

Pour savoir comment les paquets influencent l’ordre d’apparition des cartes, voyez la section ordre d’affichage.

Les notes et les champs

Lorsque vous préparez des cartes, il est souvent préférable d’en faire plus d’une à propos d’une même information. Par exemple, si vous apprenez l’anglais et que vous apprenez que le mot « hello » veut dire « bonjour », vous voudrez peut-être créer une carte donnant « bonjour » et vous demandant « hello », et une autre donnant « hello » et vous demandant « bonjour ». Ainsi, une carte vous demandera de reconnaître le mot étranger, alors qu’avec l’autre vous devrez le retrouver.

Avec des cartes en papier, la seule solution est d’écrire l’information deux fois, une sur chaque carte. Avec un ordinateur, quelques programmes vous rendront la tâche plus facile en se proposant d’échanger les deux côtés. Même si cela est une vraie amélioration comparé aux cartes en papier, il y a deux gros inconvénients :

  • Comme ces programmes n’enregistrent pas les résultats des deux cartes séparément, elles ne seront pas montrées au meilleur moment : vous oublierez plus souvent que d’habitude ou apprendrez plus que nécessaire.

  • Inverser la question et la réponse ne fonctionne que si vous voulez exactement la même chose de chaque côté. Cela veut donc dire qu’il n’est pas possible d’afficher des informations supplémentaires distinctes à chaque carte.

Anki résoud ces problèmes en vous permettant de diviser le contenu de vos cartes en plusieurs parties, chacune porteuse d’une information. Vous pourrez ensuite dire à Anki quelle information vous voulez sur chaque carte, et Anki se chargera de créer les cartes pour vous, ainsi que de les mettre à jour si vous faites des changements.

Imaginez que nous étudions du vocabulaire anglais, et que nous voulons inclure sur le dos de chaque carte un numéro de page. Nous voulons que nos cartes ressemblent à :

Q : Hello
A : Bonjour
    Page 12

Et :

Q : Bonjour
A : Hello
    Page 12

Sur cet exemple, il y a trois informations liées entre elles : un mot anglais, sa traduction française et un numéro de page. Si nous les rassemblons, nous obtenons ceci :

Anglais : Hello
Français : Bonjour
Page : 12

Avec Anki, l’ensemble formé par ces informations est appelé une note, et chaque information est appelée un champ. Ici, nous avons donc un type de note avec trois champs : Anglais, Français et Page.

Les modèles de cartes

Pour qu’Anki puisse créer des cartes à partir des notes, il faut qu’il ait un « squelette » qui lui indique quel champ doit être affiché sur le recto ou le verso de chaque carte. Ce squelette est appelé un modèle. Des types de notes différents pourront avoir des modèles de cartes différents.

Dans l’exemple précédent, nous voulions que la carte ressemble à ceci :

Q : Hello
A : Bonjour
    Page 12

Le modèle de carte ressemblerait alors à :

Q : {{Anglais}}
A : {{Français}}<br>
    Page {{Page}}

Les accolades indiquent à Anki qu’il faut insérer les informations du champ du même nom. Le texte qui n’est pas entouré d’accolades restera le même sur chaque carte.

<br> est un code spécial qui permet d’insérer une nouvelle ligne. Pour plus d’informations, lisez la section Cartes et modèles.

Notez que nous n’aurons pas à retaper « Page » lors de la création des cartes, car Anki l’ajoutera automatiquement.

L’autre carte est créée de la même façon :

Q : {{Français}}
A : {{Anglais}}<br>
    Page {{Page}}

Une fois le modèle enregistré, toute nouvelle carte l’utilisera. En facilitant le travail de mise en forme, les modèles simplifient grandement la création de cartes. De plus, grâce à eux, Anki pourra aussi repérer les cartes aux contenus liés et s’assurer qu’elles ne soient pas trop proches l’une de l’autre. Et si vous avez malencontreusement laissé traîner une faute de frappe, pas de panique : que vous ayez vingt ou mille cartes, elles seront toutes modifiées en quelques instants.

Pour ajouter et modifier les modèles de cartes, appuyez sur le bouton « Cartes… » lorsque vous ajoutez une note.

Les types de notes

Anki permet la création de différents types de notes pour différents contenus. Chaque type de note est lié à ses propres champs et ses propres modèles. Vous pourrez ainsi créer un type de note pour chaque grand sujet que vous étudiez. On pourra ainsi placer notre carte de vocabulaire précédente dans un type appelé « Anglais », en la séparant des capitales, qui iraient elles dans un autre type, avec des champs comme « Pays » et « Capitale ».

Quand Anki vérifie s’il y a des doublons, il ne comparera que les notes du même type. Aussi, si vous ajoutez une capitale appelée « Orange » dans votre type de note capitales, Anki ne la confondra pas avec le mot orange lorsque vous l’apprendrez en anglais.

À la création d’une nouvelle collection, des types de notes standards sont installés par défaut. Bien qu’ils soient très pratiques pour les débutants, nous vous recommendons de faire vos propres types de notes, adaptés au contenu que vous apprenez. Les types de notes inclus par défaut sont les suivants :

Généralités

Un champ Recto et un champ Verso, qui ne créeront qu’une seule carte. Le texte entré dans Recto apparaîtra au recto de la carte, et le texte entré dans Verso apparaîtra au verso de la carte.

Généralités (deux sens)

Crée deux cartes pour le même texte : une recto→verso et une autre verso→recto.

Généralités (converse facultative)

Crée une carte recto→verso et, optionnellement une carte verso→recto. Cette dernière ne sera créée que si le troisième champ appelé « Ajouter le verso » est rempli. Vous trouverez plus d’informations dans la section Cartes et Modèles.

Texte à trous

Ce type de note permet de transformer du texte en « trous » à compléter (exemple : « L’homme a atterri sur la Lune en […​] » → « L’homme a atteri sur la lune en [1969] »). Plus d’informations dans les sections suivantes.

Allez dans Outils > Types de notes pour ajouter et modifier les types de notes.

Collection

La collection comporte tout ce qui est utilisé par Anki : vos cartes, notes, paquets, modèles, etc.

Ajouter du contenu

Les paquets partagés

La façon la plus simple de débuter avec Anki est de télécharger un paquet partagé par quelqu’un. Voici comment :

  1. Ouvrez Anki et cliquez sur « Partages », en bas de la fenêtre.

  2. Lorsque vous aurez trouvé un paquet qui vous intéresse, cliquez sur le bouton « Télécharger » pour le récupérer.

  3. Double-cliquez sur le paquet téléchargé pour le charger dans Anki, ou utilisez le bouton Importer (à côté du bouton Partages).

Notez qu’il est pour l’instant impossible de partager des paquets directement sur un compte AnkiWeb. Vous devrez d’abord les importer avec le programme avant de les synchroniser avec AnkiWeb.

Voyez la section concernée pour savoir comment partager vos paquets avec d’autres personnes.

Fait soi-même ou fait par d’autres ?

Créer son propre paquet est la meilleure façon d’apprendre un sujet complexe. Vous ne parviendrez pas à parler une langue en apprenant une liste de vocabulaire par cœur, de même que les matières scientifiques ne peuvent être comprises sans explications. De plus, faire cet effort vous permettra de vous focaliser sur les points clés du sujet, et donc de mieux comprendre celui-ci.

Si vous apprenez une langue, vous aurez peut-être idée de télécharger une longue liste de mots avec leurs traductions. Sachez cependant que cela n’aura pas plus d’effet que sur celui qui voudrait devenir astro-physicien en se bourrant le crâne d’équations. Pour apprendre correctement, vous aurez besoin de livres, de professeurs et/ou de pratique.

N’apprenez pas si vous ne comprenez pas.
-- SuperMemo

La plupart des paquest partagés sont créés par des personnes qui apprennent en dehors d’Anki : des livres, l’école, la télévision, etc. Ils sélectionnent alors les choses les plus intéressantes et les envoient à Anki, sans se soucier d’informations complémentaires ou d’explications, à raison, car ils comprennent déjà le contenu qu’ils ont créé. Aussi, apprendre leur paquet posera beaucoup de problèmes à des personnes qui ne connaissent pas du tout le sujet.

Nous ne disons pas que les paquets partagés sont inutiles — cependant, ils ne devraient être qu’une source d’apprentissage et non pas la seule. Apprendre des capitales de pays ou des réponses de culture générale ne demande généralement pas d’autre source d’information, et utiliser un paquet partagé sur ces sujets vous permettra de gagner beaucoup de temps. Cependant, pour d’autres sujets plus complexes, vous risquerez d’être déçu si vous n’utilisez pas de source externe.

Ajouter des cartes et des notes

Avant de commencer, rappelons que, avec Anki, nous préfèrerions ajouter des notes plutôt que des cartes, ces dernières étant automatiquement formées par le programme. Cliquez sur « Ajouter » dans la fenêtre principale, et la fenêtre d’ajout de carte apparaîtra.

Dans le coin supérieur gauche, vous pouvez voir le type de note utilisé. Si ce ne sont pas des « Généralités », vous avez peut-être ajouté d’autres types de notes en téléchargeant des paquets partagés. Nous considèrerons par la suite que « Généralités » est sélectionné.

En haut à droite, le nom du paquet dans lequel la carte sera ajoutée. Si vous préférez créer un nouveau paquet, cliquez sur nom du paquet actuel, puis sur « Ajouter ».

Sous le type de note, vous verrez quelques boutons et des cases nommés « Recto » et « Verso ». « Verso » et « Recto » sont des champs, et vous pouvez en ajouter, en retirer et en renommer en utilisant le bouton « Champs » au dessus.

Sous ces champs, vous verrez une case nommée « Marqueurs ». Vous pouvez attribuer à vos notes des marqueurs pour mieux les organiser. Si vous désirez écrire plusieurs marqueurs, il faut les séparer par une espace. Ainsi, si vous écrivez :

voc verifier_avec_prof

la note ajoutée aura deux marqueurs.

Une fois les champs remplis, appuyez sur « Ajouter » ou faites Ctrl + Entrée (Command + Entrée sous Mac) pour ajouter la note à votre collection. À ce moment, une carte sera aussi créée et ajoutée dans le paquet sélectionné. Si vous voulez modifier une carte que vous venez de créer, cliquez sur le bouton « Historique » pour ouvrir l’explorateur. (L’explorateur s’ouvre dans une fenêtre à part et permet de parcourir et de modifier des cartes.)

Anki vérifiera automatiquement que le premier champ n’est pas en double dans votre collection, et vous avertira le cas échéant (s’il y a deux cartes avec « pomme » au recto, par exemple). Encore une fois, cette vérification n’est limitée qu’au type de note actuel, ce qui veut dire que, si vous étudiez plusieurs langues, par exemple, l’alerte ne se déclenchera pas si vous avez créé un type de note pour chaque langue.

Pour ne pas trop surcharger l’ordinateur, Anki ne vérifiera pas si les autres champs ont des doublons, mais l’explorateur a une fonction « Chercher les doublons » que vous pourrez lancer à votre guise.

Pour plus d’informations sur les autres boutons, consultez la section éditeur.

Best Practices

Bien entendu, chaque personne a sa propre façon de réviser, mais on peut quand même dégager quelques règles générales. Le site de SuperMemo a d’ailleurs un très bon article (en anglais). Voici quelques règles parmi les plus importantes :

  • Keep it simple (Rendez-le simple.) Plus vos cartes seront courtes, plus il vous sera facile de réviser. Il est très tentant d’y mettre beaucoup d’informations au cas où, mais vos révisions deviendront alors très difficiles.

  • N’apprenez pas sans comprendre Si vous apprenez une langue, évitez les longues listes de vocabulaire. La meilleure façon d’apprendre des mots est de les voir utilisés dans une phrase. De même, si vous étudiez un cours d’informatique, il sera plus facile d’apprendre des acronymes si vous savez ce qu’ils veulent dire.

Ajouter un type de note

Bien que les notes inclues par défaut soient suffisantes si vous n’y placez que des traductions mots/mots ou phrase/phrase, elles montreront rapidement leurs limites lorsque vous voudrez placer plus d’une information par face. Il vaut alors mieux séparer ces informations en plusieurs champs.

Vous pensez peut-être que vous pourriez tout aussi bien mettre, dans la même carte, de l’audio, une image, un indice et la réponse sur le recto, sans séparer les informations. Le problème, justement, c’est que tout sera lié : il sera par exemple impossible de trier les cartes par indice, car ceux-ci seront mélangés aux autres contenus. Vous ne pourrez pas non plus changer l’audio de face, à part si vous vous décidez à modifier chaque carte une par une, soit un travail fastidieux. En organisant le contenu dans plusieurs champs dès le début, vous vous épargnez de précieuses heures perdues en modifications par la suite.

Pour créer un nouveau type de note, cliquez sur le bouton près de « Type » dans la fenêtre d’ajout de carte, puis sur « Gérer » dans la fenêtre qui apparaît. Vous pourrez ensuite ajouter un nouveau de type de notes grâce à « Ajouter ». S’affichera alors une liste : « Ajouter » permet de baser le type créé sur un type par défaut, alors que « Dupliquer » copiera l’un des types déjà dans votre collection. Ainsi, si vous avez déjà créé un type de notes pour l’anglais, vous pourrez choisir « Dupliquer » pour créer un autre type dédié à l’allemand.

Après avoir cliqué sur « OK », vous devrez donner un nom au nouveau type. Il est préférable de le nommer comme ce que vous allez étudier : « Japonais », « Capitales », etc.) Une fois le nom choisi, vous pourrez revenir à la fenêtre d’ajout de notes.

Les champs

Pour personnaliser les champs, cliquez sur le bouton « Champs… » de la fenêtre d’ajout ou de modification de note.

Vous pouvez ajouter, enlever ou renommer des champs en cliquant sur les boutons appropriés. Pour changer leur ordre d’apparition dans la fenêtre d’ajout, utilisez le bouton « Repositionner » et entrez le rang voulu. Ainsi, pour déplacer un champ en première position, entrez 1.

Les options en bas de l’écran vous permettront de spécifier quelques propriétés des champs utilisées lors d’ajouts et de modifications de cartes. Ce n’est pas ici que vous pourrez décider de l’aspect de vos cartes : pour cela, utilisez les modèles.

Le champ Police d’écriture vous permet de choisir la police utilisée et la taille de cette dernière lorsque vous modifiez des notes. C’est très utile si vous voulez rétrécir des informations peu importantes, ou agrandir des caractères étrangers difficiles à lire. Les changements apportés ici sont, encore une fois, spécifiques à la fenêtre d’ajout : pour changer l’aspect de vos cartes en mode révision, utilisez les modèles. Une seule exception : si vous avez activé l’option « écrire la réponse », le texte à taper utilisera les paramètres de police spécifiés ici.

L’option Trier selon ce champ… fait apparaître ce champ dans la colonne « Trier selon le champ » de l’explorateur : c’est un moyen de trier ses cartes. Un seul champ par note peut avoir cette option.

Avec l’option Conserver le contenu lors de l’ajout, Anki ne remettra pas le contenu du champ à zéro lors de la création d’une nouvelle note. Si vous devez entrer le même contenu dans plusieurs notes, cela peut vous intéresser.

Le Sens de lecture inversé sert pour les langues affichant leur texte de droite à gauche (DàG), comme l’arabe ou l’hébreu. Cette option n’affecte que la fenêtre de modification ; pour que votre texte s’affiche correctement pendant la révision, vous devrez modifier vos modèles.

Après avoir ajouté des champs, vous voudrez probablement spécifier s’ils doivent se placer au recto ou au verso des cartes. Pour savoir comment faire, allez dans la section modèles.

Note Ne nommez pas vos champs « Tags », « Type », « Deck » ou « Card », car ce sont des champs spéciaux qui ne fonctionneront pas bien.

Changer de paquet ou de type de note

Dans la fenêtre d’ajout, cliquez sur le bouton en haut à gauche pour changer le type de note, et sur le bouton en haut à droite pour changer de paquet. La fenêtre qui s’affichera alors vous permettra non seulement de sélectionner le paquet ou le type de note voulu, mais aussi d’ajouter des paquets et de gérer vos types de notes.

Comment utiliser les paquets ?

Les paquets sont faits pour diviser votre contenu en catégories que vous voulez étudier séparément : un paquet pour l’anglais, un autre pour la géographie, etc. Aussi, vous pensez peut-être à créer une multitude de petits paquets pour garder votre contenu organisé, comme « Livre de géographie chapitre un » ou « Vocabulaire de nourriture ». Cela n’est pas recommandé :

  • Premièrement, cette séparation en plusieurs petits paquets « triera » automatiquement les cartes dans un ordre facilement reconnaissable. En effet, que vous cliquiez sur chaque petit paquet séparément (ce qui est assez fastidieux) ou que vous les rassembliez dans un paquet général, vous réviserez au final les cartes de chaque paquet ensemble. À cause de ce contexte particulier, vous pourrez plus facilement deviner les réponses, ce qui fragilisera votre mémorisation. Lorsque vous devrez vous souvenir de quelque chose en dehors d’Anki, vous n’aurez pas de contexte !

  • De plus, Anki est beaucoup moins performant lorsqu’il doit gérer une multitude de paquets — surtout sur les smartphones. Quelques paquets en plus ne changeront rien, mais lorsqu’ils commenceront à s’entasser, la rapidité s’en ressentira.

Au lieu de créer plein de petits paquets, il vaut mieux utiliser les marqueurs pour classer son contenu. À la place d’un paquet « Verbes nourriture », par exemple, vous ajouterez ces cartes à votre paquet de langue principal, et marquerez les cartes avec « nourriture » et « verbe ». Chaque carte pouvant avoir plusieurs marqueurs, vous pourrez rechercher tous les verbes en une seule requête, ou tout le vocabulaire spécifique à la nourriture, ou tous les verbes relatifs à la nourriture.

Pour les professionels de l’organisation, vous pouvez aussi ajouter des champs à vos cartes pour classer le contenu, comme « livre », « page », etc. Anki peut faire des recherches dans des champs spécifiques, ce qui vous permettra de lancer des recherches comme « livre:'mon livre' page:57 ».

Cette technique est très puissante lorsque vous utilisez les paquets filtrés (vus plus tard dans le manuel), c’est-à-dire des paquets temporaires créés à partir d’une recherche personnelle. Cela vous permettra de n’avoir qu’un seul paquet où tout votre contenu sera mélangé (pour une mémorisation optimale), mais aussi de créer des paquets temporaires si vous avez besoin de vous concentrer sur un sujet en particulier (avant un contrôle, par exemple). En fait, si vous voulez toujours pouvoir étudier certaines cartes séparément, placez-les dans un paquet à part ; en revanche, si vous n’avez besoin de réviser la matière que ponctuellement (juste avant un devoir), l’utilisation des marqueurs, champs et paquets filtrés est préférable.

Étudier

Maintenant que vous avez créé ou téléchargé un paquet, il est temps de commencer à l’étudier.

Les paquets

Avec Anki, vous n’étudiez qu’un paquet à la fois, celui qui est sélectionné (cela inclut les sous-paquets). Vous pouvez sélectionner un autre paquet en cliquant sur le bouton « Paquets » dans la fenêtre principale.

Arrivé à cet écran, les noms de vos paquets devraient s’afficher, avec, à leur droite, deux nombres : « Dû » et « Inédites ». Le premier représente les cartes à revoir et actuellement en apprentissage, tandis que le deuxième vous donne le nombre de cartes qui devraient être apprises aujourd’hui.

Quand vous cliquez sur un paquet, il est automatiquement sélectionné, et Anki passe à l’écran d’étude.

Vous pouvez cliquer sur le bouton tout à droite d’un paquet pour le renommer, le supprimer, ou modifier ses options.

Écran d’étude

Après avoir cliqué sur un paquet à apprendre, un écran vous montrera l’état de vos révisions pour aujourd’hui. Trois chiffres vous sont présentés :

  • Les cartes inédites sont les cartes qui n’ont encore jamais été étudiées.

  • Les cartes à repasser ont été vues pour la première fois récemment, et doivent toujours être apprises.

  • Les cartes à réviser ont déjà été apprises, et doivent maintenant être revues pour ne pas être oubliées.

Pour commencer à étudier, cliquez sur le bouton Étudier maintenant. Anki vous montrera alors les cartes du jour.

Pendant que vous apprenez, vous pouvez revenir à l’écran principal du paquet en appuyant sur la touche "s".

Questions

Lors de la révision d’une carte, la question est d’abord affichée seule. Pour afficher la réponse, appuyez sur le bouton Montrer la réponse ou sur la barre espace. Si vous avez pris un petit temps pour vous rappeler la réponse, ce n’est pas trop grave ; cependant, on considère qu’il vaut mieux, au bout de dix secondes de réflexion vaine, laisser tomber et afficher la réponse.

Après avoir révélé la réponse, vous devrez dire à Anki l’état de votre mémorisation. Si vous préférez laisser ce jugement à Anki, qui sera peut-être plus précis que le vôtre, vous pouvez écrire la réponse. Pour cela, direction la section modèles.

Le nombre de boutons proposés pour la notation dépend de l’état de la carte, si elle est apprise ou revue.

Apprentissage

Pour que vous appreniez ou réappreniez une carte, Anki vous montrera cette dernière plus ou moins de fois selon votre degré de mémorisation. Il y a, par défaut, deux étapes : la première après une minute, et la deuxième après dix minutes. Vous pouvez régler la fréquence et le nombre de ces rappels en allant dans les options du paquet.

Il y a trois réponses pour l’apprentissage :

À revoir renvoie la carte au premier stade.

Correct fait passer la carte au stade suivant. Si la carte était au dernier stade, la carte est transformée en une carte à réviser. Par défaut, elle sera alors revue le jour suivant, et, par la suite, après des délais de plus en plus longs suivant les résultats de votre apprentissage.

Facile fait immédiatement passer la carte dans la file de révision, quel que soit son niveau. Ainsi, la carte sera montrée quatre jours plus tard, et ainsi de suite, avec des intervalles de plus en plus grands.

La première fois que vous verrez une carte, elle sera à son premier niveau. Cela signifie que si vous répondez Correct, la carte vous sera remontrée dix minutes plus tard.

Vous pouvez utiliser les touches 1, 2 et 3 de votre clavier pour répondre, 1 sélectionnant À revoir. Appuyer sur la barre d’espace sélectionnera Correct.

Lorsque votre file de cartes à réviser du jour est vidée, Anki passera auto- matiquement aux cartes à apprendre, même s’il faudrait en théorie attendre encore un peu pour cela. Ce comportement peut être changé dans les préférences.

Révision

Une fois la carte apprise, il faut la réviser. Cette fois-ci, il y a quatre réponses possibles :

À revoir signifie que votre réponse était incorrecte. Anki vous montrera donc la carte plus souvent dans le futur. Voyez la section échecs pour plus de détails.

En sélectionnant Difficile, vous dites à Anki de vous montrer la carte après un petit peu plus de temps que la dernière fois. De plus, il ne lui donnera pas de trop grands intervalles dans le futur.

Correct veut dire que le dernier espace de temps était à peu près bon, et que la facilité de la carte n’a pas besoin d’être modifiée. Avec la facilité par défaut, vous devrez attendre environ 2,5 fois plus de temps que la dernière fois. Ainsi, si vous aviez attendu dix jours auparavant, vous en attendrez maintenant vingt-cinq.

Facile informe Anki que vous trouvez que la carte arrive trop tôt. La carte sera alors programmée plus tard dans le futur, beaucoup plus que si vous aviez choisi Correct. À cause de cela, il est préférable de réserver Facile pour les cartes qui ne vous posent vraiment pas de problèmes ; pour les autres, préférez utiliser Correct.

Comme avec l’écran d’apprentissage, vous pouvez utiliser les boutons 1 à 4 pour répondre ; la barre d’espace sélectionnera Correct.

Cartes dues et délais estimés

Lorsque seule la question est affichée, Anki affichera trois nombres en bas de la fenêtre sous cette forme : X + Y + Z. Ils représentent respectivement le nombre de nouvelles cartes, de cartes à apprendre et des cartes à revoir. Vous pouvez cacher ces nombres dans les préférences.

Note Par défaut, lorsque vous oubliez une carte, Anki vous la remontrera après une minute, puis dix. Deux rappels sont donc ajoutés, ce qui incrémente le nombre du milieu, en orange, par deux.

Lorsque c’est la réponse qui est affichée, Anki affiche un délai estimé au-dessus de chaque bouton de notation. Si vous désirez ne pas le voir, désactivez l’option correspondante dans les préférences d’Anki.

Modifications et plus

En cliquant sur le bouton Modifier en bas à gauche, vous accéderez à un écran très semblable à l’écran d’ajout de cartes.

En bas à droite, un bouton Autres choix vous permettra d’accéder à plusieurs actions sur la carte ou la note concernée :

Marquer la note

Ajoute le marqueur « marked » à la note pour que vous puissiez la retrouver plus facilement dans l’explorateur, pour vous rappeler par exemple que vous devrez y repasser dans le futur. Les cartes marqueées sont aussi affublées d’une étoile en haut à droite de la fenêtre des révisions.

Enterrer la carte/note

Met la ou les cartes de côté jusqu’à la prochaine ouverture d’Anki, si vous préférez y revenir plus tard, par exemple. Cela peut aussi se produire automatiquement avec des cartes d’une même note.

Suspendre la carte/note

Enlève une carte ou toutes les cartes d’une note de la pile de révision jusqu’à ce qu’elles y soient manuellement remises (cela se fait dans l’explorateur). Si la carte était en cours d’apprentissage, elle sera remise à la fin de la pile.

Supprimer la note

Supprime la note et toutes les cartes associées.

Options

Modifie les options du paquet.

Rejouer audio

Si la carte possède un fichier audio, il sera rejoué.

S’enregistrer

Enregistre votre voix, pour, par exemple, vérifier votre prononciation. Notez que cet enregistrement est temporaire et qu’il sera supprimé à la prochaine carte. Pour ajouter un fichier audio de manière permanente, utilisez la fenêtre de modification.

Se réécouter

Rejoue l’enregistrement précédent.

Ordre d’affichage

L’étude d’un paquet sélectionne automatiquement tous les paquets contenus dans celui-ci. Ainsi, en étudiant le paquet « Anglais », les paquets « Anglais::Vocabulaire », « Anglais::Verbes »… le seront aussi.

Lorsque vous étudiez un paquet composé de plusieurs sous-paquets, Anki affiche les cartes suivant l’ordre alphabétique de leur paquet d’origine. Ainsi, dans l’exemple précédent, il aurait d’abord montré les cartes du paquet « Anglais », puis de « Verbes » et enfin de « Vocabulaire ». Vous pouvez donc arranger le nom de vos paquets pour qu’ils s’affichent dans un ordre déterminé, sachant que, pour l’ordinateur, « - » passe au début de l’ordre alphabétique, et « \~ » à la fin. Ainsi, si vous appelez le paquet « -Vocabulaire », ses cartes apparaîtront en premier, alors que si vous écrivez « ~Verbes », il sera relégué à la fin.

Anki gère les révisions et les nouvelles cartes dans deux files différentes ; comme il n’attend pas que les deux files soient vides pour passer au paquet suivant, vous pourrez parfois voir des cartes à réviser d’un paquet en même temps que les nouvelles cartes d’un autre. Si vous préférez n’étudier qu’un paquet à la fois, cliquez directement sur le nom de ce dernier, et non sur un de ses parents.

Les cartes en apprentissage sont prises dans tous les paquets en même temps, car il est très important qu’elles soient revues à temps.

L’explorateur vous permettra de trier vos cartes encore plus finement.

Pour régler l’ordre d’apparition des cartes d’un paquet ou les ordonner aléatoirement, rendez-vous à la section traitant des options de paquets.

Cartes associées et enfouissement

Vous avez appris qu’Anki pouvait créer plus d’une carte pour un seul contenu ; par exemple, un carte recto→verso et une carte verso→recto. Ces cartes sont dites associées. Anki fait en sorte que ces cartes ne soient pas vues trop près l’une de l’autre, car la révision ne serait alors pas très efficace.

Lorsque vous répondez à une carte, Anki enfouit automatiquement celles qui lui sont associées, si elle en a, bien entendu. Ces cartes ne seront désenfouies que si vous redémarrez Anki, synchronisez votre collection avec Anki Web, attendez le jour suivant ou appuyez sur le bouton « Désenfouir », en bas de l’écran du paquet.

Anki n’enfouit que les cartes nouvelles ou à revoir ; il ne touchera pas aux cartes en apprentissage, car le respect de leur programmation est essentiel ; des problèmes techniques apparaîtraient aussi.

Vous pouvez, si vous le désirez, empêcher Anki d’enterrer automatiquement les cartes ; cela se règle dans les options du paquet.

Note Dans le futur, les cartes ne seront plus désenfouies à la fermeture d’Anki ou lors d’une synchronisation. Le changement se fera lorsque tous les clients Anki seront mis à jour.

Raccourcis clavier

La plupart des actions basiques d’Anki ont un raccourci clavier. Le plus souvent, les menus les affichent ; sinon, lisez l’infobulle du bouton intéressé en laissant votre souris dessus quelques instants.

Lors de l’étude de cartes, la barre d’espace ou la touche Entrée affichera la réponse. Une fois la réponse affichée, vous pouvez noter votre mémorisation grâce aux touches 1 à 4, ou utiliser la barre d’espace ou Entrée pour sélectionner Correct. Ainsi, beaucoup de gens révisent en laissant un doigt sur la barre d’espace et un autre sur 1, au cas où ils auraient oublié.

Avec la fenêtre "Étude de paquets" que vous trouverez dans le menu Outils (ou en appuyant sur la touche /), vous pourrez facilement passer d’un paquet à l’autre. La fenêtre se compose de la liste des paquets et d’un champ de recherche. Vous pouvez y spécifier plusieurs termes en les séparant d’une espace ; Anki renverra les paquets qui correspondent à tous les termes. « ja 1 » ou « on1 ja » renverront toutes les deux le paquet appelé « Japonais::Leçon 1 ».

Prise de retard

Si vous prenez du retard dans vos révisions, Anki vous montrera en priorité les deux cents cartes les plus anciennes, triées aléatoirement (dans la limite journalière fixée). Ainsi, aucune carte ne sera laissée de côté indéfiniment ; cependant, cela veut aussi dire que vous ne verrez pas de carte plus récente avant de vous être occupé des cartes plus anciennes.

Pour réviser d’une autre manière, utilisez les paquets filtrés.

Anki prend en compte le temps d’attente d’une carte dans son calcul de la prochaine révision. Pour plus de détails, voyez la foire aux questions.

L’éditeur

Fonctionnalités

L’éditeur apparaît lors de l’ajout de notes, la modification de notes, pendant une révision et dans l’explorateur.

En haut à gauche, deux boutons ouvrent les fenêtres des champs et des modèles.

À droite, vous trouverez les boutons de mise en forme. Le gras, l’italique et le souligné fonctionnent comme dans n’importe quel éditeur de texte. Les deux boutons suivants permettent de mettre en indice ou en exposant, ce qui est utile si vous voulez écrire des formules chimiques comme « H2O » ou des équations mathématiques simples comme « x2 ».

La croix rouge supprime toute la mise en forme du texte sélectionné : gras, couleurs, etc.

Le bouton juste à côté permet de changer la couleur.

Le trombone vous permet de joindre à votre note de l’audio, des images et des vidéos ; voyez la section médias pour plus d’informations.

Le bouton avec un rond rouge sert à enregistrer votre voix pour le joindre à la note.

Enfin, le dernier bouton, en fait un menu, vous permettra d’ajouter du LaTeX, un langage de description permettant d’écrire des formules mathématiques, ou de modifier le HTML de la note.

La plupart des boutons ont un raccourci clavier. En laissant votre souris dessus pendant un petit moment, vous pourrez les voir. Le menu du LaTeX/HTML se sélectionne avec Ctrl+t ; appuyez ensuite sur t, e ou m pour choisir le type de LaTeX, ou Ctrl+Maj+x pour le HTML.

Texte à trous

Le texte à trous permet de cacher un ou plusieurs mots d’une phrase, pour que vous ayez à les retrouver. Avec la phrase :

Canberra fut fondée en 1913.

si vous créez un trou sur « 1913 », elle deviendra :

Canberra fut fondée en […].

La règle numéro 5 de cet article défend l’intérêt des textes à trous.

Pour des raisons pratiques, un type de note est entièrement dédié aux textes à trous. Après avoir sélectionné ce type dans la fenêtre d’ajout de cartes, sélectionnez le texte que vous voulez cacher dans le champ « Texte » et cliquez sur le bouton […]. Dans notre exemple, Anki remplacerait le texte par :

Canberra fut fondée en {c1::1913}}.

« c1 » signifie que vous n’avez créé qu’un seul trou dans la phrase. Vous pourrez en ajouter d’autres si vous le désirez ; en sélectionnant « Canberra » et en cliquant sur […] de nouveau, vous obtiendrez :

{{c2::Canberra}} fut fondée en {{c1::1913}}.

À l’ajout de cette note, Anki créera deux cartes, la première question étant :

Canberra fut fondée en […].

… et la deuxième :

[…] fut fondée en 1913.

… les deux cartes ayant, bien entendu, la phrase complète au verso.

Vous pouvez demander à cacher plusieurs portions de texte en même temps. Ainsi, en changeant « c2 » pour « c1 », une seul carte aurait été créée, avec « Canberra » et « 1913 » cachés. Notez que, si vous appuyez sur Alt (Option sur un Mac) en même temps que vous créez un trou, Anki réutilisera le chiffre précédent.

De plus, vous n’êtes pas obligés de cacher des mots entiers tout le temps ; vous pouvez très bien ne sélectionner que « anberra » ; la question vous donnerait alors un indice : « C[…] fut fondée en 1913. »

Vous pouvez aussi insérer des indices qui ne sont pas contenus dans le texte. Si vous écrivez :

Canberra::ville fut fondée en 1913.

et appuyez sur […] après avoir sélectionné « Canberra::ville », Anki transformera le texte se trouvant après « :: » en un indice. La carte s’affichera donc ainsi :

[ville] fut fondée en 1913.

Si vous désirez taper vos réponses au clavier, voyez la section correspondante.

Attention : il est impossible d’imbriquer des textes à trous l’un dans l’autre. L’exemple suivant ne fonctionnera pas :

{{c1::Canberra fut {{c2::fondée}}}} en 1913.

Si vous voulez cacher deux portions de texte l’une contenue dans l’autre, il vous faudra ajouter un autre champ au modèle, et, lors de la création de notes, coller le texte dans les deux champs :

Champ 1 : {{c1::Canberra fut fondée}} en 1913.

Champ 2 : {{c2::Canberra}} fut fondée en 1913.

Par défaut, le type de note des textes à trous a un champ supplémentaire, « Extra », destiné à accueillir des informations supplémentaires. Il s’affiche sur toutes les faces réponses des cartes.

Écrire des caractères étrangers et des accents

Windows, Mac et Linux supportent tous d’autres langues, sans que vous ayez à acheter un autre clavier. Quelques programmes fournissent un clavier virtuel, ou même leur propre utilitaire de conversion. Cela est cependant peu pratique. Selon cette personne :

Si vous vous lancez dans l’apprentissage d’une langue étrangère qui nécessite
des caractères exotiques, ne serait-ce que le 'ñ' de l’espagnol, je vous
conseille vivement d’apprendre à taper ces caractères le plus efficacement
possible. Lorsque j’ai commencé à apprendre le japonais, je ne savais pas
l’écrire et me contentais de copiés/collés pour créer mes cartes et communiquer
avec les autres. Revers de la médaille : lorsque je voulais écrire quelque
chose de plus original, je devais faire de longues et fastidieuses recherches.
Activer le support japonais IME sur mon ordinateur américain fut encore plus
énervant (je dus emprunter un CD de Windows XP à un ami pour installer le
logiciel de Microsoft), mais, avec le recul, ce fut une décision en or, que
j’aurais dû prendre depuis mes tous premiers débuts en japonais.

Si vous apprenez une langue qui se lit de droite à gauche, beaucoup d’autres choses sont à prendre en compte : voyez cette page pour plus d’informations.

Internet regorge par ailleurs d’informations, et une simple recherche comme « taper du japonais sur un Mac » ou « écrire de l’allemand sous Windows » satisfera certainement votre curiosité.

Cartes et modèles

Comme nous l’avons vu plus tôt, Anki créera automatiquement autant de cartes que vos notes le nécessitent. Le nombre de cartes crées ou leurs champs se configurent dans la fenêtre du bouton « Cartes… ». Avant de continuer, revoyez les bases si vous ne vous en souvenez plus.

En haut de la fenêtre, une barre d’onglets liste les cartes actuelles. Le « + » tout à droite vous permet d’ajouter une carte. La croix à côté d’un onglet permet de supprimer la carte visée.

En haut à gauche se trouve le modèle du devant de la carte, en bas à gauche le modèle de l’arrière. Entre les deux, vous trouverez la feuille de style de la carte.

Les modèles d’Anki sont écrits en HTML, le langage des pages Web ; le CSS est lui utilisé pour la mise en forme.

Vous comprendrez mieux l’importance de ces deux langages en regardant cette vidéo sur les feuilles de style.

La partie de droite est une prévisualisation des deux côtés de la carte. Si vous avez ouvert cette fenêtre alors que vous ajoutiez ou modifiez une note, la prévisualisation utilisera les données de cette dernière.

En bas de la fenêtre, le bouton « Autres choix » vous permettra d’accéder à des options plus avancées. L’option « Écraser le paquet » permet de spécifier le paquet dans lequel seront placées les cartes affectées. Par défaut, les cartes sont placées dans le paquet sélectionné dans la fenêtre d’ajout de cartes. Si cette option est remplie, le paramètre de la fenêtre d’ajout de cartes sera donc ignoré. La petite fenêtre qui s’ouvre avec « Apparence du navigateur » vous permettra de spécifier des modèles différents à afficher dans l’explorateur.

Retourner une carte

Pour retourner une carte existante, cliquez sur le bouton « Cartes » lors de la modification, puis sur « Retourner ».

Plusieurs choix s’offrent à vous si vous désirez créer des cartes qui vont dans les deux directions (« ookii » → « gros » et « gros » → « ookii »). Le moyen le plus simple reste de sélectionner le type de note installé par défaut : « Généralités (deux sens) ». Vous aurez ainsi deux cartes, chacune dans une direction.

Le renversement de cartes ne doit pas être systématique : certaines cartes ne veulent rien dire si elles sont retournées, et vous-même pourriez vouloir ne vous concentrer que sur un petit nombre d’entre elles. Le type de note « Généralités (avec converse facultative) » est adapté à ce cas où l’on doit choisir ou non de renverser une carte. Cette carte a un champ en plus « Ajouter le verso » ; si vous écrivez quoi que ce soit dedans (comme « o »), Anki créera deux cartes, dans les deux sens. Notez que le contenu de ce champ ne sera jamais affiché : seul compte le fait qu’il soit utilisé ou non.

Ainsi, pour changer le mode de renversement de la carte, il vous suffira plus tard de modifier « Ajouter le verso ». L’option Modifier le type de la note du menu Éditer dans l’explorateur vous permettra de faire passer vos cartes en « Généralités (converse facultative » si elles ne le sont pas.

Ce type de note est très basique ; pour des notes plus complexes (3 cartes, par exemple), ou la génération automatique de cartes inversées, voyez la section dédiée au remplacement conditionnel.

Modèles de base

Voici un des modèles les plus basiques que l’on puisse faire :

{{Recto}}

Tout texte placé entre deux paires d’accolades sera considéré comme un nom de champ par Anki, qui mettra le contenu de ce dernier à la place. Vous n’êtes pas limités dans le nombre de champs que vous pouvez inclure.

Les modèles peuvent aussi se composer d’autres choses que des champs, comme du texte statique. Si vous étudiez les capitales, par exemple, vous pourrez écrire :

Quelle est la capitale de {{Pays}} ?

Par défaut, le modèle du verso de la carte ressemble à :

{{FrontSide}}

<hr id=answer>

{{Verso}}

Cela veut dire : « Montre-moi la question, puis une ligne horizontale, et enfin la réponse ».

Écrire la réponse

En changeant un peu vos modèles, vous pouvez demander à Anki de comparer ce que vous écrivez à la réponse. Imaginez que votre modèle soit :

{{Mot français}}
{{FrontSide}}

<hr id=answer>

{{Mot étranger}}

Pour pouvoir taper votre réponse, il vous faudra modifier l’avant de la carte pour qu’il ressemble à :

{{Mot français}}
{{type:Mot étranger}}

Notez bien que le « type: » ajouté devant le nom du champ à comparer est aussi copié sur le côté réponse de la carte. Si vous n’avez pas écrit {{FrontSide}} au dos de votre carte, vous devrez tout de même mentionner « type: ».

Lors de la révision, Anki affichera un champ texte où vous pourrez écrire votre réponse ; lorsque vous choisirez de retourner la carte, le programme vous montrera alors vos éventuels erreurs et oublis. La taille de la police est celle qui a été choisie pour le champ, via le bouton « Champs ».

Notez bien que, même si vous utilisez cette fonction, ce sera toujours à vous de vous évaluer.

Note Vous ne pouvez utiliser cette fonctionnalité qu’une seule fois par carte ; de plus, elle n’est pas adaptée pour les champs qui s’étendent sur plusieurs lignes.

Anki utilise une police à espacement fixe lors de la comparaison des réponses pour que les caractères soient alignés. Si vous désirez tout de même changer la police, placez la code suivant à la fin de votre feuille de style :

code#typeans { font-family: "nomdelapolice"; }

Les utilisateurs les plus avancés pourront changer les couleurs de la vérification en utilisant les classes CSS typeGood, typeBad et typeMissed (respectivement en cas de bonne réponse, mauvaise réponse, et oubli). À l’heure où ces lignes sont écrites, seule la version ordinateur d’Anki supporte ces classes.

Vous pouvez aussi taper votre réponse avec les textes à trous. Pour cela, ajoutez \{\{type:cloze:Text}} à l’avant et à l’arrière de votre carte, de telle sorte que l’arrière ressemble à cela :

{{FrontSide}}

<hr id=answer>

{{cloze:Text}}
{{type:cloze:Text}}

Notez qu’à l’inverse des cartes normales, vous devrez ajouter ce code des deux côtés de la note.

Vous pouvez séparer les réponses avec une virgule si plusieurs trous sont affectés.

Nouvelles lignes

Le HTML a besoin d’un code particulier pour créer une nouvelle ligne. Si vous écrivez ceci :

un
deux

Vous verrez ceci :

un deux

Pour sauter une ligne, vous devrez écrire <br> à la fin de la ligne :

un<br>
deux

br signifie « (line) br(eak) », soit « saut de ligne ».

Le même raisonnement s’applique au champ : pour afficher deux champs sur deux lignes, écrivez :

{{Champ 1}}<br>
{{Champ 2}}

Mise en forme des cartes

Au milieu des deux modèles, vous trouverez l’endroit où modifier la feuille de style de la carte. Grâce à celle-ci, vous pourrez changer le fond de la carte, la police, l’alignement du texte, et bien d’autres choses.

Les propriétés (options) les plus utilisées sont :

font-family

Le nom de la police à utiliser. Notez qu’il vous faudra entourer ce dernier de guillemets droits s’il contient des espaces : "MS Unicode". Vous pouvez aussi spécifier plusieurs polices ; voyez plus bas.

font-size

La taille de la police, en pixels ; n’oubliez pas le « px » à la fin.

text-align

Définit si le texte doit être aligné au centre (center), à gauche (left) ou à droite (right).

color

La couleur du texte. Vous pouvez utiliser les noms de couleurs simples (en anglais !), comme « blue » ou « lightyellow », ou utiliser la notation hexadécimale.

background-color

La couleur de fond de la carte.

Les utilisateurs avancés peuvent bien entendu utiliser d’autres propriétés CSS, pour ajouter une image de fond ou un dégradé, par exemple.

La feuille de style affecte toutes les cartes de la note ; vous pouvez cependant rendre des propriétés spécifiques à une carte. Dans l’exemple suivant, toutes les cartes auront un fond jaune, sauf la première :

.card { background-color: yellow; }
.card1 { background-color: blue; }

Par ailleurs, si vous désirez empêcher Anki de redimensionner automatiquement les images à la taille de l’écran, ajoutez le code suivant à la fin de votre feuille de style :

img { max-width: none; max-height: none; }

Mise en forme des champs

Par défaut, la feuille de style s’applique à la carte entière. Il est cependant possible de ne mettre en forme qu’une partie de la carte ou un champ bien spécifique. Cela est très utile lorsque vous devez utiliser une police spécifique avec des langues étrangères.

Prenons l’exemple d’un champ « Mot » devant utiliser la police thaï d’OSX, « Ayuthaya ». Actuellement, votre modèle contient :

Que veut dire {{Mot}} ?

{{Notes}}

Nous devons tout d’abord envelopper le texte à mettre en forme par deux balises HTML ; tout d’abord :

<div class=monstyle1>

Puis, après le texte :

</div>

Grâce à ce code, Anki saura que le texte au milieu doit se voir appliquer un style appelé « monstyle1 », que nous créerons plus tard.

Reprenons l’exemple : pour que la phrase entière utilise la police Thaï, il faut écrire :

<div class=monstyle1>Que veut dire {{Mot}} ?</div>

{{Notes}}

Pour que seul le champ « Mot » soit affecté par la police, il faut écrire :

Que veut dire <div class=monstyle1>{{Mot}}</div> ?

{{Notes}}

Maintenant que le modèle a été modifiée, il faut se charger de la feuille de style ; elle devrait ressembler à cela :

.card {
 font-family: arial;
 font-size: 20px;
 text-align: center;
 color: black;
 background-color: white;
}

Ajoutons le nouveau style à la fin :

.card {
 font-family: arial;
 font-size: 20px;
 text-align: center;
 color: black;
 background-color: white;
}

.monstyle1 {
 font-family: ayuthaya;
}

Vous pouvez utiliser n’importe quelle propriété de votre choix. Vous pouvez par exemple spécifier une police plus grosse :

.monstyle1 {
 font-family: ayuthaya;
 font-size: 30px;
}

Pour éviter les problèmes de disponibilités de police, vous pouvez inclure ces dernières dans votre paquet. Voyez la section correspondante.

Indices

Vous pouvez ajouter un champ sur votre carte qui ne sera affiché que sur votre demande : c’est ce qu’on appelle un « champ indice ». Notez bien que plus vous répondez à des questions faciles sur Anki, moins vous aurez de chances de vous souvenir de la réponse en situation réelle. Voyez l’article sur le principe de la moindre information sur le site de SuperMemo.

Pour placer un champ indice, vous devez bien entendu avoir ajouté ce dernier à la note.

Imaginons que vous avez créé un champ nommé « Indice ». Voici comment ordonner à Anki de le cacher par défaut :

{{hint:Indice}}

Si le champ Indice est vide, rien ne sera affiché.

Lors de l’affichage du côté verso de la carte, tout indice auparavant affiché est masqué de nouveau. Si vous désirez changer ce comportement, enlevez \{{FrontSide}} du modèle de votre carte au verso, et ajoutez manuellement les champs que vous désirez faire afficher.

Champs spéciaux

Voici les champs spéciaux utilisables dans vos modèles :

Les marqueurs de la note : {{Tags}}

Le type de la note : {{Type}}

Le paquet de la carte : {{Deck}}

Le nom de la carte (« Carte 1 », etc.) : {{Card}}

Le côté recto de la carte (affichable seulement au verso) : {{FrontSide}}

Notez que « FrontSide » n’incluera aucun fichier audio. Si vous désirez jouer un fichier audio à la fois au recto et au verso, vous devrez l’inclure manuellement sur chaque modèle.

Génération et suppression de cartes

Anki ne créera pas de cartes avec un côté recto vide. Ainsi, une carte avec pour seul champ « Mon champ », inclus sur sa face avant, ne sera pas créée si « Mon champ » est vide.

Si aucune carte ne peut être crée, la fenêtre d’Ajout de notes vous le signalera et refusera d’ajouter la note avant qu’au moins une carte puisse être créée.

Lorsque vous modifiez une note, Anki créera automatiquement les cartes anciennement vides pouvant maintenant être remplies.

Si, après une modification, des cartes se retrouvaient vides, Anki ne les supprimera pas, pour éviter des pertes de données. Une option du menu « Outils » est réservée à la suppression des cartes vides : Anki vous montrera la liste des cartes vides, et vous demandera si vous désirez les supprimer.

Vous ne pouvez pas supprimer manuellement de carte, car elle serait de toute façon recréée à la modification de la note suivante. Au lieu de cela, vous pouvez soit vider les champs et utiliser l’option sus-citée, soit la suspendre. Pour modifier plusieurs champs en une seule fois, l’explorateur fournit une fonction de recherche et remplacement.

Lors de la génération de la carte, Anki ne fait pas de différence entre le texte statique et le texte des champs. Ainsi, si votre modèle du recto était le suivant, la carte serait générée même si Pays était vide.

Où est {{Pays}} sur la carte ?

Générer des cartes spécifiques

Lisez la section précédente avant d’aborder celle-ci.

Vous pourriez avoir besoin de ne créer des cartes que pour une partie de votre contenu, pour les mots les plus importants, par exemple. Pour cela, ajoutez un champ à votre type de note et ajoutez-y un texte quelconque pour chaque note devant avoir une carte en plus. Les modèles de cartes vous permettront par la suite de créer ou non une carte selon l’utilisation ou non de ce champ. Voyez la section dédiée au remplacement conditionnel pour plus de précisions.

Inclusion de LaTeX et de médias

Anki, pour des raisons de performances, ne scanne pas les modèles à la recherche de médias à inclure. Il y a donc quelques règles à suivre si vous désirez inclure des médias dans vos modèles.

Sons et images statiques

Il vous suffira de deux étapes si vous désirez inclure une image ou un son qui est repris par plusieurs cartes (le logo d’une entreprise, par exemple).

  1. Renommez le fichier pour qu’il commence par un underscore : "_logo.jpg". Cela indique à Anki que l’image doit être exportée avec le paquet car elle est utilisée par le modèle.

  2. Incluez le média dans un modèle en utilisant :

<img src="_logo.jpg">

Médias dynamiques

Il est impossible d’inclure un média en utilisant le contenu d’un champ. Le fonctionnement est aléatoire, et les fonctions d’importation/exportation connaîtront des problèmes. Cet exemple ne fonctionnera pas :

<img src="{{Mot}}.jpg">

[sound:{{Son}}]

[latex]{{Champ 1}}[/latex]

Préférez donc inclure le média en lui-même dans le contenu du champ. Voyez la section concernant l’importation de médias pour plus d’informations.

Remplacement conditionnel

Vous pouvez créer des conditions qui afficheront ou non du texte selon la vacuité d’un champ donné. Exemple :

Ce texte est toujours affiché

{{#Champ}}
Ce texte ne sera affiché seulement s’il y a quelque chose dans Champ.
{{/Champ}}

{{^Champ}}
Ce texte ne sera affiché seulement si Champ est vide.
{{/Champ}}

Cette fonctionnalité vous permettra par exemple de n’afficher que les marqueurs existants.

{{#Tags}}Tags: {{Tags}}{{/Tags}}

Le remplacement conditionnel peut aussi servir à établir des critères pour la création de cartes. Imaginez une carte avec deux champs sur la face avant :

{{Mot}}
{{Notes}}

Dans cet exemple, la carte ne sera créée qu’à condition qu’il y ait du texte dans au moins un des deux champs. Faisons en sorte que le champ « Mot » soit obligatoirement rempli :

{{#Mot}}
{{Mot}}
{{Notes}}
{{/Mot}}

Pour que les deux champs soient requis, il faut utiliser deux conditions :

{{#Mot}}
{{#Notes}}
{{Mot}}
{{Notes}}
{{/Notes}}
{{/Mot}}

Comme précisé dans la section concernant la génération de cartes, les remplacements conditionnels ne fonctionneront que si vous les placez sur la face 'avant' de la carte ; si vous les mettez au dos, vous aurez simplement une face blanche.

Vous pouvez pensez au comportement par défaut comme une condition « OU » : la carte n’est créée que si le premier champ est le rempli OU si le deuxième champ est rempli, etc. En revanche, avec les conditions présentées plus haut, nous avons plutôt des conditions « ET » : la carte n’est créée que si le premier champ est rempli ET si le deuxième l’est aussi, etc.

Attention : actuellement, il est impossible d’utiliser à la fois des conditions ET et des conditions OU. Le code suivant (qui signifie « Il faut le champ Mot et le champ Notes, ou alors le Champ 3 ») ne fonctionnera pas :

{{#Mot}}
{{#Notes}}
{{Mot}}
{{Notes}}
{{/Notes}}
{{/Mot}}

{{Champ 3}}

Une autre précision : les expressions négatives ne peuvent pas être utilisées pour générer des cartes. Ainsi, entourer un modèle de \{\{^Field}} ne fonctionnera pas.

Modèles et textes à trous

Lisez la section des textes à trous avant d’attaquer celle-ci.

Le type de note des textes à trous est différent des autres types de notes. Au lieu d’un nombre réglable de cartes, il n’utilise en effet qu’un seul modèle, partagé par tous les textes à trous d’une note

Comme dit plus haut, la génération des cartes standards dépend du contenu d’un ou de plusieurs champs. Les textes à trous fonctionnent différemment :

  • Anki repèrera d’abord les champs concernés par les textes à trous : \{\{cloze:Champ}}, par exemple

  • Puis, il comptera le nombre de trous dans Champ, c’est-à-dire le nombre d’éléments comme \{\{c1::texte}}.

  • Pour chaque chiffre, une carte sera générée.

Avec les conditions, vous pourrez par exemple afficher un champ « Indice 1 » sur la première carte et un autre champ « Indice 2 » sur la deuxième :

{{cloze:Texte}}

{{#c1}}
{{Indice 1}}
{{/c1}}

{{#c2}}
{{Indice 2}}
{{/c2}}

HTML

Vos modèles peuvent contenir n’importe quelle balise HTML, et donc utiliser toutes les balises des pages Web : tableaux, listes, images, liens vers des pages externes, etc. Avec les tableaux, vous pourrez par exemple changer la mise en forme de la carte pour que les deux faces d’une carte s’affichent à gauche et à droite au lieu d’en haut et en bas.

Ce manuel ne peut pas parler de toutes les possibilités offertes par le HTML, mais le Web regorge de tutoriels sur ce langage.

Liens vers les dictionnaires

Vous pouvez utiliser le système de champs pour créer des liens vers les dictionnaires. Imaginez qu’un dictionnaire en ligne utilise pour sa page de recherche une URL de la sorte :

http://dictionnaire.com/recherche?q=mot

Vous pouvez générer automatiquement un lien en ajoutant ceci dans votre modèle :

{{Mot}}

<a href="http://dictionnaire.com/recherche?q={{Mot}}">Définition</a>

Un lien sera donc automatiquement créé vers la définition du mot. Il y a cependant une particularité à connaître, décrite dans la section suivante.

Échappement du HTML

Comme les modèles, les champs sont écrits en HTML. En reprenant l’exemple du lien ci-dessus, si le champ contenait le mot « monmot » sans mise en forme, le HTML serait le même : « monmot ». Cependant, si vous aviez appliqué une mise en forme, le gras par exemple, des balises HTML sont ajoutées ; cela aurait donné « <b>monmot</b> ».

Le lien généré serait alors :

<a href="http://dictionnaire.com/recherche?q=<b>monmot</b>"Définition</a>

Les balises supplémentaires ont toutes les chances de poser des problèmes à la recherche. Pour résoudre ce problème, Anki permet de retirer les balises des champs lorsqu’ils sont inclus : il suffit de mettre « text: » devant le nom du champ. Dans notre exemple, il faudrait donc écrire :

<a href="http://dictionnaire.com/recherche?q={{text:Mot}}">Définition</a>

Affichage de l’explorateur

Si vous avez des modèles complexes, vous aurez peut-être du mal à lire les colonnes (« Recto » et « Verso ») dans la liste. Utilisez l’option « Apparence du navigateur » pour changer le modèle utilisé dans le navigateur. Vous pourrez ainsi n’afficher que les champs les plus importants, voire changer leur ordre. Ces champs utilisent la même syntaxe que les modèles des cartes.

Texte RTL (right to left, droite à gauche)

Si vous utilisez un langage qui se lit de droite à gauche, vous devrez ajouter cela au modèle :

<div dir=rtl>{{ChampQuiSeLitDeDroiteAGauche}}</div>

Si vous avez du mal à comprendre car c’est un lien direct qui vous a amené ici, voyez le début de la section.

Du CSS spécifique aux plateformes

Par défaut, il existe des classes CSS spéciales qui vous permettront de placer du CSS spécifique à chaque plateforme. Le code suivant illustre le changement de police suivant la plateforme utilisée :

.win .jp { font-family: "MS Mincho"; }
.mac .jp { font-family: "Hiragino Mincho Pro"; }
.linux .jp { font-family: "Kochi Mincho"; }
.mobile .jp { font-family: "Hiragino Mincho ProN"; }

Dans le modèle :

<div class=jp>{{Champ}}</div>

Lors de l’utilisation d’AnkiWeb, vous pouvez aussi utiliser les propriétés .gecko, .opera et .ie, pour appliquer des propriétés à des navigateurs spécifiques. Voyez http://rafael.adm.br/css_browser_selector/ pour la liste complète.

Installation de polices

Vous voudrez peut-être utiliser Anki sur une plateforme où vous ne pourrez pas installer les polices dont vous avez besoin, au travail ou à l’école, par exemple, ou même sur un smartphone. Anki vous donne la possibilité d’ajouter des polices aux paquets.

Les polices ajoutées à Anki doivent absolument être au format TrueType : elles se terminent par .ttf, comme « Arial.ttf ». Une fois que vous avez votre police TrueType, vous devrez l’ajouter au dossier des médias :

  1. Ajoutez un underscore au début du nom du fichier : « _arial.ttf ». Cela indique à Anki que le fichier est utilisé dans un modèle, et qu’il ne doit donc pas être vérifié lors de la suppression des médias inutilisés.

  2. Dans votre explorateur de fichiers, allez dans le dossier « Documents/Anki/Nom d’utilisateur », ou équivalent.

  3. Dans ce dossier, vous devriez voir un dossier appelé « collection.media ». Placez-y votre fichier de police renommé.

Une fois que c’est fait, il faut modifier le modèle :

  1. Allez dans la fenêtre « Ajouter » et sélectionnez le type de note à modifier.

  2. Cliquez sur Cartes.

  3. Enfin, ajoutez le code suivant à la fin de votre feuille de style, en mettant bien évidemment le nom de votre police :

@font-face { font-family: myfont; src: url('_police.ttf'); }

Vous pouvez ainsi changer la police de la carte entière ou de champs particuliers. Pour changer la police générale, mettez simplement la ligne du « font-family » dans la section « .card » et changez la police. Voyez comment changer la police de certains champs seulement dans la section concernée.

Note Assurez-vous que vous avez bien écrit le nom exact du fichier. Si votre police se nomme « arial.TTF » et que vous écrivez « arial.ttf » dans votre feuille de style, cela ne fonctionnera pas.
Note À cause d’un bug, les polices incluses peuvent être à l’origine d’un crash sous OS X. Voyez ce lien pour plus d’informations : https://groups.google.com/forum/?fromgroups=#!topic/ankisrs/eR1jVzeOtgo

Comptes et préférences

Comptes

Si Anki est utilisé par plus d’une personne sur un même ordinateur, vous pouvez créer un compte pour chaque utilisateur. Chaque compte a sa propre collection et ses propres réglages. Accédez à la fenêtre de configuration des comptes en allant dans le menu « Fichier » puis « Changer de compte ».

Dans la fenêtre des préférences, vous pourrez protéger l’accès à votre compte par un mot de passe. Attention : cela ne chiffre pas votre collection, mais protège plutôt l’accès via Anki. Quelqu’un pourra toujours y accéder en passant par le fichier en lui-même. Cette protection a été mise en place pour éviter les désagréments d’une utilisation en milieu scolaire (suppressions indésirables de cartes, changements de réglages…).

La plupart du temps, un seul profil suffit, mais vous pourrez trouver avantage à en créer plusieurs : pour faire des tests, par exemple, ou encore séparer les paquets à synchroniser avec AnkiWeb de ceux qui doivent rester sur votre ordinateur.

Préférences

On accède au menu des préférences grâce au menu « Outils » sous Windows/Linux, ou « Anki » sous Mac. Si vous avez plusieurs profils, les changements effectués ne s’appliqueront qu’au profil actuel.

Les options basiques

L’option Retirer le code HTML définit le comportement d’Anki lorsque vous collez du texte formaté dans l’éditeur. Par défaut, Anki enlèvera la mise en forme, et vous la définirez vous-même. Si vous préférez préserver la mise en forme (coller des textes en gras, par exemple), décochez l’option.

Par défaut, Anki transforme les images collées en JPG, pour réduire la taille du fichier. Vous pouvez le forcer à utiliser du PNG avec Copier les images en PNG. ; les images supporteront alors la transparence, et seront généralement de meilleure qualité, au prix d’une taille plus élevée.

Le premier menu déroulant permet de spécifier à Anki les relations entre vos types de notes et vos paquets. Avec l’option par défaut, « Ajouter par défaut au paquet courant. », Anki mémorisera le dernier type de note utilisé par chacun des paquets et l’utilisera la prochaine fois que vous voudrez y ajouter une carte ; de plus, il sélectionnera automatiquement le paquet en cours d’utilisation lors de l’ajout d’une carte. L’autre option, « Changer le paquet selon le type de note », associera à chaque type de note le dernier paquet qui y a été utilisé (et choisit par défaut le dernier type de note utilisé lors de l’ajout d’une carte). C’est beaucoup plus pratique si vos types de notes ne servent qu’à un seul paquet.

Le deuxième menu déroulant vous permet de dire à Anki où placer les nouvelles cartes à apprendre : avec les cartes à réviser, avant ou après.

L’option Le jour suivant démarre à vous permet de définir l’heure à laquelle Anki montrera les cartes du jour suivant. Le réglage par défaut devrait vous satisfaire si vous étudiez aux alentours de minuit. En revanche, si vous restez éveillé jusque très tard ou vous levez très tôt, vous devriez changer le réglage pour qu’il corresponde à une heure où vous dormez.

Le paramètre Apprendre jusqu’à la limite règle le comportement d’Anki lorsqu’il ne reste que des cartes en apprentissage. Par exemple, défini à vingt minutes, il montrera les cartes en apprentissage qui ont un délai inférieur à vingt minutes à condition que d’autres ne soient pas dans la file d’attente. En mettant ce réglage à 0, Anki attendra le délai entier avant de présenter les cartes.

La limite de temps est une fonctionnalité qui peut vous aider à diviser une longue séance d’apprentissage en petits blocs : si vous mettez une valeur différente de zéro, Anki vous affichera toutes les X minutes le nombre de cartes que vous avez étudiées durant ce laps de temps.

Options de paquets

Accédez aux options des paquets en cliquant sur le bouton Options au bas de l’écran du paquet, accessible depuis l’écran principal.

Anki peut faire partager à plusieurs paquets un même ensemble de réglages, afin de faciliter les changements. Sont ainsi créés des profils de réglages. Par défaut, tous les paquets utilisent le même profil (les paquets provenant de versions plus anciennes d’Anki utiliseront un profil différent). Pour ajouter un nouveau profil de réglage, et n’appliquer donc le changement de paramètres qu’à un seul paquet, cliquez sur l’engrenage en haut à droite et ajoutez un nouveau profil.

Un changement inconsidéré de ces options peut rendre Anki moins efficace, ne modifiez donc que ce que vous comprenez.

Note Le changement d’options n’est pas rétroactif. Si vous changez par exemple le délai à attendre après avoir oublié une carte, les cartes oubliées avant le changement d’option auront toujours l’ancien délai.

Cartes inédites

Pas définit le nombre d’apprentissages et l’espace de temps entre chacun. Voyez la section apprentissage pour un rappel sur les pas.

Vous pouvez définir des pas de plus d’une journée (1440 minutes). Ainsi, un programme avec des cartes en cours d’apprentissage revues après dix minutes, un jour, trois jours et enfin sept jours est tout à fait possible.

Note S’il n’y a rien d’autre à apprendre, Anki peut vous montrer les cartes en cours d’apprentissage plus tôt que leur délai normal ne le spécifie. Par défaut, ce réglage est placé à vingt minutes ; il peut être changé dans les préférences. Si vous observez alors des différences dans le décompte des cartes dues entre l’écran du paquet et celui de l’étude, il n’y a pas d’inquiétude à avoir : l’écran du paquet ne compte pas les cartes qui ne sont pas encore prêtes.
Note Anki agit différemment avec les pas de moins d’un jour et ceux dépassant vingt-quatre heures. Les cartes concernées par la première catégorie sont montrées dès que le délai est passé, pour qu’il soit respecté le plus possible. À l’inverse, les cartes qui ont un délai de plus d’un jour sont affichées comme les cartes à revoir, c’est-à-dire qu’Anki attendra la limite journalière suivante. Lorsque vous commencez la première séance de révision de la journée, les cartes en apprentissage qui ont un délai supérieur à un jour ne sont pas affichées en premier, car cela peut rendre le début de la séance difficile. Elles sont donc vues après les cartes à revoir et incluses dans le compte de ces dernières.

L’Ordre d’apparition contrôle la façon dont les cartes inédites sont ajoutées au paquet : au hasard ou suivant leur ordre. Si vous modifiez cette option, Anki retriera le paquet suivant le nouveau choix. Le mode aléatoire n’est pas parfait : si vous revoyez beaucoup de nouvelles cartes, puis ajoutez d’autres cartes, le contenu qui vient d’être ajouté a beaucoup plus de chances d’apparaître que les cartes plus anciennes. Pour pallier ce problème, vous pouvez trier les cartes dans l’ordre de leur ajout, avant de les remélanger.

Note Même en mélangeant vos cartes aléatoirement, Anki tentera de garder les cartes d’une même note proches. Les cartes d’une même note sont affichées dans l’ordre donné par leur modèle ; les cartes associées seront ainsi introduites au même rythme ; vous pourriez sinon vous retrouver avec des notes dont toutes les cartes ont été vues, alors que d’autres notes n’en ont qu’une ou deux. Voyez l’option "Enfouir les nouvelles cartes associées" ci-dessous pour plus de détails.

Nouvelles cartes par jour permet de régler le nombre de cartes introduites par jour à chaque fois que vous ouvrez le programme. Notez que les cartes des jours ratés ne s’ajoutent pas au total et ne peuvent pas dépasser la limite. Ce paramètre s’applique à tous les sous paquets : si vous avez un paquet « Anglais » qui a une limite de 20 cartes et que « Anglais::Leçon 1 » et « Anglais::Leçon 2 » ont tous deux une limite de 15 cartes, vous aurez au final 15 cartes du premier paquet et seulement 5 du second.

Note En apprenant de nouvelles cartes, vous augmenterez temporairement le nombre de révisions par jour, car le contenu fraîchement appris nécessitera beaucoup de révisions avant que les délais soient plus espacés dans le temps. Si vous apprenez vingt cartes tous les jours, attendez-vous à avoir environ deux cents révisions par jour. Pour réduire ce nombre, vous pouvez soit apprendre moins de cartes par jour, soit arrêter d’en apprendre pendant quelques temps, jusqu’à ce que le nombre de révisions par jour diminue. Plus d’un utilisateur d’Anki a commis un excès de zèle en apprenant des centaines de cartes dans les premiers jours, avant d’abandonner, dépassé par le nombre gigantesque de révisions.

L’intervalle de passe est celui qui s’écoule lorsque vous répondez Correct à une carte qui n’a plus d’autre étape.

L’intervalle pour les cartes faciles concerne elle les cartes auxquelles vous avez répondu Facile.

La facilité initiale est, comme son nom l’indique, le pourcentage de facilité d’une nouvelle carte. Le réglage par défaut, placé à 250 %, signifie que si vous répondez « Correct » à une carte déjà apprise (en révision, donc), vous attendrez 2,5 fois l’ancien délai avant de la revoir. Si vous aviez attendu 10 jours, vous attendriez donc maintenant 25 jours. Cette facilité fluctue en fonction de vos précédentes révisions.

Enfin, l’option « Enfouir les nouvelles cartes associées… » empêchera Anki d’enfouir les cartes. À la place, Anki essayera de ne pas montrer les cartes associées les unes juste à côté des autres. Pour que ce réglage soit visible, le nombre de nouvelles cartes par jour doit être assez grand pour que les cartes puissent être affichées.

Révisions

Le quota de révisions quotidiennes place une limite au nombre de révisions par jour. Lorsque cette limite est atteinte, Anki n’affichera plus d’autres cartes à revoir, même si d’autres sont dans la file d’attente. Si vous étudiez régulièrement, ce réglage vous aidera à gérer les pics de révisions qui peuvent arriver, et vous empêchera de faire une crise cardiaque si vous revenez après une semaine sans Anki. Si des révisions ont été masquées à cause de ce réglage, un message apparaîtra sur l’écran de félicitations, vous suggérant de réhausser cette limite si vous avez encore du temps.

La facilité bonus est la différence entre les intervalles gagnés en répondant Correct et Facile.

Le modificateur d’intervalle applique un facteur de multiplication aux intervalles générés par Anki. À 100 %, valeur par défaut, rien ne changera ; en revanche, si vous le placez à 80 %, par exemple, les intervalles seront changés à 80 % de leur taille normale. Ainsi, un intervalle de 10 jours serait réduit à 8 jours. Modifiez donc le multiplicateur pour qu’Anki vous présente les cartes plus ou moins souvent.

Un utilisateur moyen devrait, pour du contenu modérément difficile, retrouver environ 90 % de ses cartes matures lors des révisions. Vous trouverez ce chiffre dans la fenêtre des statistiques du paquet sélectionné, à côté des graphiques des « Boutons de réponse » ; le pourcentage qui nous intéresse ici se trouve tout à droite. Après une longue période sans révisions, vous n’aurez peut-être plus de cartes matures. Aussi, comme les performances peuvent varier énormément entre cartes matures et cartes récentes, attendez d’avoir plus de cartes matures avant de dresser des conclusions.

Le site de SuperMemo donne une formule pour calculer le multiplicateur adapté au pourcentage voulu :

log(pourcentage voulu%) / log(pourcentage actuel%)

Ainsi, si vous avez actuellement un taux de 85 % que vous voulez augmenter à 90 %, le modificateur d’intervalle serait de :

log(90%) / log(85%) = 0,65

Google peut calculer ce taux pour vous.

Si vous appliquez ce modificateur d’intervalle, vous devriez constater que le taux de cartes matures connues augmente avec le temps.

Remarque importante : la relation entre le temps passé à étudier et le pourcentage de cartes retenues n’est pas linéaire (ici, nous voyons qu’il faut étudier 35 % plus souvent pour obtenir 5 points de pourcentage). Si vous apprenez quelque chose de très important, cela peut en valoir la peine ; c’est vous qui décidez. Cependant, si ce sont vos oublis que vous trouvez trop fréquents, il est peut-être préférable d’investir plus de temps dans la phase d’apprentissage et/ou de créer des moyens mnémotechniques.

Enfin, il faut noter qu’Anki ajoute au moins un jour aux nouveaux intervalles, pour que vous ne soyez pas bloqué au même intervalle indéfiniment. Si vous cherchez à revoir une carte tous les jours, changez plutôt les pas d’apprentissage.

L’Intervalle maximum est, comme son nom l’indique, la limite qu’Anki ne dépassera pas lors du calcul de l’intervalle. Par défaut, elle est de 100 ans ; vous pouvez le diminuer si vous êtes prêts à étudier plus souvent.

Échecs

Par défaut, une carte oubliée (un échec) verra son intervalle remis à 1 (elle sera donc remontrée le lendemain), et remise dans la file d’apprentissage pour être revue dix minutes plus tard. Ce comportement peut être réglé grâce aux options suivantes.

Si vous laissez le cadre « Pas » vide, Anki ne replacera pas la carte dans la file d’apprentissage et la reprogrammera avec l’intervalle défini plus bas.

Note Le nouvel intervalle est enregistré lorsque vous répondez « À revoir » à une carte en révision, et pas lorsque la carte sort de la file d’apprentissage. Pour cette raison, les boutons « Correct » et « Facile » de la file d’apprentissage n’affectent pas l’intervalle : ils contrôlent seulement le pas où vous êtes. S’il n’y a qu’un seul pas (comportement par défaut), le bouton « Facile » sera masqué, car il ferait la même chose que « Correct ». « Facile » ne s’affiche donc qu’à partir de deux pas, pour que vous puissiez calibrer les cartes de la file avant que tous leurs pas ne soient complétés.

Le nouvel intervalle est le paramètre définissant de combien Anki doit réduire le précédent intervalle. Ainsi, si la carte avait un intervalle de 100 jours, un paramètre de 0 % (par défaut) le réduirait à 0 (voyez cependant l’option suivante). Si vous mettez le paramètre à 20 %, la carte aurait un intervalle de 20 jours.

L’intervalle minimum est la limite minimum de l’option précédente. Par défaut, les échecs sont donc revus le jour suivant ; ce paramètre doit être d’au moins un jour.

Enfin, la dernière option concerne les cartes pénibles. Voyez la section concernée pour plus d’informations.

Général

Anki enregistre votre temps de réponse pour des raisons statistiques. Ce temps de réponse n’entre pas dans le calcul des intervalles. Par défaut, si vous prenez plus de 60 secondes, Anki considèrera que vous avez quitté votre ordinateur ou avez été distrait de votre révision, et n’enregistrera pas un temps de plus de 60 secondes, pour ne pas fausser vos statistiques. L’option Ignorer les temps de réponses dépassant… vous permet d’ajuster ce paramètre, sachant que le minimum est de 30 secondes.

Si l’option Montrer le chronomètre est cochée, Anki affichera le temps passé à répondre.

Par défaut, Anki joue automatiquement les fichiers audio des cartes. Si vous décochez l’option Jouer l’audio automatiquement, Anki ne le fera pas avant que vous cliquez sur le bouton « Rejouer l’audio ».

Enfin, l’option Quand une réponse est montrée, rejouer le son de la question et de la réponse a elle aussi trait à l’audio. Elle contrôle le comportement d’Anki lorsque vous cliquez sur « Rejouer l’audio » alors que la réponse est affichée. Notez que cela n’a aucun effet sur une action qui se déclencherait lorsque vous affichez la réponse : voyez pour cela cette section.

Description

Cette section permet de modifier la description du paquet, celle qui s’affiche dans l’écran d’accueil du paquet. Si vous avez téléchargé des paquets partagés, elle sera automatiquement mise à jour.

Synchronisation avec AnkiWeb

AnkiWeb est un service qui vous permet de partager votre collection entre plusieurs appareils et d’étudier en ligne. AnkiWeb[Créez gratuitement votre compte] avant de continuer.

Paramétrage

Pour commencer avec AnkiWeb, cliquez sur le bouton de synchronisation (il se trouve en haut à droite de l’écran d’accueil) ou appuyez sur la touche y. Vous devrez alors entrer l’identifiant Anki et le mot de passe associé que vous avez créé auparavant.

À la première synchronisation, vous ne pourrez pas fusionner le contenu déjà présent dans AnkiWeb et celui de votre appareil local. Vous devrez donc indiquer à Anki lequel garder. Par la suite, Anki pourra fusionner les changements de lui-même, quelques exceptions mises à part.

Synchronisation automatique

Par défaut, Anki synchronise automatique la collection à chaque fois que celle-ci est ouverte ou fermée. Si vous préférez faire des synchronisations manuelles, ce comportement peut être désactivé dans les préférences.

Médias

Pour tenir la liste de vos médias (sons et images) à jour, Anki surveille le dossier où ces derniers sont enregistrés. Cependant, il ne verra que les créations et suppressions de fichiers : si vous faites une modification, vous devrez aussi ajouter ou enlever un fichier.

Note Si vous lancez Anki d’une clé USB, veillez à utiliser le système de fichiers NTFS, car Anki a quelques problèmes pour détecter les changements de fichiers avec FAT32.

Conflits

L’état de vos révisions et des changements sur les notes peuvent être fusionnés. Ainsi, si vous révisez ou modifiez une note sur deux appareils différents, lorsque vous les synchroniserez, Anki préservera les changements des deux côtés. Si la même carte a été révisée à deux endroits, les deux révisions seront notées dans l’historique, et la carte gardera l’état qu’elle avait après la révision la plus récente.

Il y a cependant quelques changements qu’Anki n’est pas capable de fusionner. La plupart concernent la structure des notes, comme l’ajout d’un champ ou la suppression d’un modèle de carte. Lorsque vous demandez à faire une de ces actions qui pose problème, Anki vous préviendra et vous donnera la possibilité d’annuler l’action. Si vous continuez, vous devrez, lors de la prochaine synchronisation, choisir entre la copie d’AnkiWeb ou la copie locale.

Pour forcer une synchronisation totale (dans un sens ou dans l’autre), pour retrouver un paquet accidentellement supprimé, par exemple, cochez la case « À la prochaine synchronisation, forcer les changements dans une direction » que vous trouverez dans Outils > Préférences > Réseau. Vous aurez ainsi le choix à la prochaine synchronisation.

Proxys

Anki utilise une connexion HTTP sécurisée lors de la synchronisation. Sous Windows ou OS X, il utilise automatiquement les réglages du système concernant les proxys. Sous d’autres systèmes, il utilisera la variable d’environnement HTTP_PROXY.

Notez que l’utilisation de proxy par des fichiers .pac ou .wpad n’est pas supportée par Anki.

Pour passer par un autre proxy que celui défini par Windows ou OS X, créez une variable d’environnement HTTP_PROXY qui contient le serveur proxy. Il devrait être de la forme :

http://utilisateur:mdp@proxy.societe.com:8080

Si votre mot de passe ou votre nom d’utilisateur contient @ (comme dans utilisateur@domaine.com), changez-le pour %40 :

http://utilisateur%40domaine.com:mdp@proxy.societe.com:8080

Si, pour une quelconque raison, Anki ne parvient pas à utiliser vos paramètres systèmes, utilisez plutôt une variable d’environnement, comme il est décrit plus haut.

L’explorateur

L’explorateur vous permet de chercher parmi vos cartes et vos notes et de les modifier. Il s’ouvre en cliquant sur le bouton Parcourir de l’écran d’accueil ou en appuyant sur la touche b. Il est séparé en trois sections : un panneau à gauche, la liste des cartes au milieu, et la carte sélectionnée en bas. Vous pouvez redimensionner chacune des sections en mettant votre curseur sur une des bordures.

Panneau

Le panneau de gauche vous permet de filtrer rapidement votre collection. Il regroupe, entre autres, les noms des paquets et des marqueurs.

En cliquant sur un objet en appuyant sur Ctrl (Command sur Mac), celui-ci sera ajouté à la recherche courante en utilisant une condition ET. Pour afficher les cartes en apprentissage du paquet « Allemand », vous cliquerez donc sur « À repasser » puis sur « Allemand » en laissant la touche Ctrl appuyée.

De la même manière, laissez la touche Maj appuyée pour lancer une recherche OU, ce qui affichera par exemple le contenu de deux paquets en même temps.

Enfin, appuyez sur Alt (Option sur Mac) pour dire à Anki que vous ne voulez pas que les cartes du groupe sélectionné soient affichées. Vous pouvez bien entendu combiner ces raccourcis claviers (utiliser une condition ET et NON).

Recherche

Au-dessus de la liste des cartes se trouve une barre de recherche. Voici comment l’utiliser au maximum de ses possibilités.

Recherches simples

Lorsque vous tapez du texte dans la barre de recherche, Anki vous affichera les cartes dont les notes correspondent à la requête :

chine

affichera les notes qui contiennent « chine » et aussi « chiner » ou « s’échiner ».

chine inde

affichera les notes qui contiennent à la fois « chine » et « inde », comme « La Chine et l’Inde sont les deux pays les plus peuplés du monde. »

chine or inde

affichera les notes qui contiennent soit « chine », soit « inde ».

chine (inde or france)

affichera les notes qui contiennent soit « chine » et « inde », soit « chine » et « france ».

-chine

affichera les notes qui ne contiennent pas « chine ».

-chine -inde

affichera les notes qui ne contiennent ni « chine », ni « inde ».

-(chine or inde)

idem.

"la chine"

affichera les notes qui contiennent exactement « la chine ».

-"la chine"

affichera les notes qui ne contiennent pas « la chine ».

s_c

renverra les notes qui contiennent « s, <une lettre », c », comme « sac », « sec », « sic », « soc »…

c*r

affichera les notes qui contiennent « c, <zéro lettre ou plus>, r », comme « cour », « cœur », « cuir », « courir »…

Quelques remarques.

  • Il faut séparer les différents termes par des espaces.

  • Lorsqu’il y a plusieurs termes, Anki affichera les notes qui correspondent à tous les termes…

  • Sauf si vous utilisez « or ».

  • Le signe moins (« - ») indique lui que vous ne désirez pas inclure le terme dans la recherche.

  • Les recherches ne sont pas sensibles à la casse (majuscules ou minuscules).

  • Pour lancer une recherche contenant des espaces ou des parenthèses, entourez le terme de guillemets droits.

  • Anki ne pourra rechercher dans le texte mis en forme que si ce dernier est compris dans le champ de tri. Ainsi, si vous écrivez « exemple » dans un champ, la note le contenant ne sera affichée avec la recherche « exemple » que si le champ est le champ de tri.

Trier par champ

Vous pouvez aussi demander à Anki de ne chercher que dans un champ spécifique. Contrairement au recherches de base, la recherche dans les champs nécessite par défaut de contenir le mot exact.

recto:chien

affichera les notes dont le champ « Recto » contient seulement et exactement « chien ». Ainsi, un champ qui contient « un chien » ne sera pas affiché.

recto:*chien*

affichera les notes dont le champ « Recto » contient « chien ».

recto:

affichera les notes dont le champ « Recto » est vide.

-recto:

affichera les notes dont le champ « Recto » n’est pas vide.

recto:*

affichera les notes qui possèdent un champ « Recto », qu’il soit rempli ou pas.

Marqueurs, paquets, cartes et notes

tag:animal

affichera les notes qui ont le marqueur « animal ».

tag:none

affichera les notes qui n’ont pas de marqueur.

tag:ani*

affichera les notes dont les marqueurs commencent par « ani ».

deck:Anglais

affichera les notes qui sont dans le paquet « Anglais » ou un de ses sous-paquets.

deck:Anglais -deck:Anglais::*

affichera les notes qui sont dans le paquet « Anglais », mais pas dans ses sous-paquets.

deck:"Culture générale"

permet de filtrer par paquet lorsque le nom de ce dernier contient une espace.

deck:filtered

les paquets filtrés uniquement.

-deck:filtered

les paquets normaux uniquement.

card:forward

recherche les cartes en avance.

card:1

recherche les cartes suivant le numéro associé dans le modèle de note ; ainsi, pour trouver le deuxième trou d’une note, tapez « card:2 ».

note:Généralités

affichera les notes qui reposent sur le type de notes « Généralités ».

Types de cartes

is:due

les cartes en révision dues et celles en cours d’apprentissage.

is:new

les cartes inédites.

is:learn

les cartes en apprentissage.

is:review

les cartes en révision (qu’elles soient dues ou pas).

is:suspended

les cartes suspendues manuellement.

Propriétés de cartes

Card properties

prop:ivl>=10

les cartes qui ont un intervalle de 10 jours ou plus.

prop:due=1

les cartes dues aujourd’hui.

prop:due=-1

les cartes dues depuis hier qui n’ont pas encore été revues.

prop:due>-1 prop due<1

les cartes dues entre hier et demain.

prop:reps<10

les cartes qui ont été répondues moins de dix fois.

prop:lapses>3

les cartes qui sont reparties en apprentissage plus de 3 fois.

prop:ease!=2.5

les cartes plus faciles ou plus difficiles que par défaut.

Notez que les requêtes incluant la propriété « due » ne renverra que les cartes avec un intervalle d’un jour ou plus.

Ajoutées récemment

added:1

les cartes ajoutées aujourd’hui.

added:7

les cartes ajoutées cette semaine.

Anki regardera la date de la création de la carte et non pas celle de la note. Ainsi, une carte qui a été créée un jour auparavant sera affichée par « added:7 », même si la note correspondante existe depuis beaucoup plus longtemps qu’une semaine.

Répondues récemment

rated:1

les cartes auxquelles vous avez répondu aujourd’hui.

rate:1:2

les cartes auxquelles vous avez répondu Difficile (2) aujourd’hui.

rated:7:1

les cartes auxquelles vous avez répondu À revoir (1) pendant les 7 derniers jours.

rated:31:4

les cartes auxquelles vous avez répondu Facile (4) le dernier mois.

Pour des raisons de performances, ce genre de recherches est limité à 31 jours.

Liste de cartes

Au milieu sont affichées les cartes qui correspondent à la recherche actuelle.

Les colonnes sont configurables : faites un clic droit sur l’une d’entre elles (Ctrl + clic sur Mac) pour choisir les colonnes à afficher. Vous pouvez réordonner les colonnes en faisant des glisser-déplacer. Pour trier sur une colonne, cliquez sur son nom ; cliquez à nouveau pour inverser le tri. Notez que toutes les colonnes ne peuvent pas être triées.

Note La colonne « Dû » affichera un nombre pour les nouvelles cartes, il indique sa position dans la file d’attente des nouvelles cartes. Pour les autres cartes, elle indiquera la date à laquelle la carte sera présentée. Notez aussi que, lors d’un tri sur cette colonne, les cartes seront d’abord regroupées par type (en cours d’apprentissage, révision, etc.) avant d’être triées par date.
Note Il y a deux colonnes portant le même nom : « modifié ». En vérité, leur contenu diffère . En effet, la version entièrement en minuscules vous donnera la dernière fois qu’un changement a été apporté à la note (modification d’un champ, par exemple), alors que la version avec une majuscule vous indiquera les changements apportés à la carte (par exemple lors d’une révision, où l’historique de la carte a été modifié).

Lorsque vous cliquez sur un carte, la note correspondante sera affichée en bas de l’écran. Si vous sélectionnez plusieurs cartes en faisant glisser votre souris ou en appuyant sur Ctrl, l’éditeur disparaîtra temporairement. Certaines opérations (comme le changement de paquet) peuvent être faites sur plusieurs cartes.

Le fond de la carte changera en fonction du type de cette dernière. Les cartes marquées auront un fond violet, tandis que les cartes suspendues auront un fond jaune. Voyez la section correspondante pour plus d’informations sur ces différents types de cartes.

Une des colonnes se nomme « Trier selon le champ » : rappelez-vous de l’option correspondante dans la fenêtre « Champs… », accessible lors de l’ajout de notes. Elle vous permet simplement de choisir le champ utilisé pour le tri.

Les colonnes « Question » et « Réponse » afficheront, comme leur nom l’indique, ce que vous verrez sur la face avant et la face arrière de la carte lorsque vous révisez. Pour des raisons de lisibilité, la colonne réponse supprimera la partie partagée avec la question. Pour choisir plus finement ce que vous voulez voir affiché ici, rendez-vous dans la fenêtre dédiée.

Note actuelle

En bas à droite, vous aurez accès à la note de la carte sélectionnée. Voyez la section sur les cartes et les notes ou l’éditeur s’il vous manque des informations à ce propos.

Notez qu’un bouton « Aperçu » se trouve à droite de la barre de recherches.

Barre d’outils

La barre d’outils se trouve en haut de la fenêtre.

« Info » vous affichera des informations diverses sur la carte sélectionnée, comme l’historique de ses révisions. Voyez la section sur les statistiques pour plus d’informations.

« Marquer » et « Suspendre » sont décrites dans cette section.

« Changer de paquet » vous permet de modifier le paquet d’une carte. Les cartes peuvent être placées dans des paquets différents, aussi, si vous désirez modifier le type de note d’une carte, vous devriez plutôt utiliser l’outil Éditer > Modifier le type de la note…

« Ajouter des marqueurs » et « Supprimer les marqueurs » servent à modifier les marqueurs de la carte.

« Supprimer » retire la note associée à la carte sélectionnée, ainsi que toutes les cartes liées. Vous ne pouvez pas retirer de carte individuellement, car elles sont contrôlées par les modèles. Vous pouvez les suspendre à la place.

Chercher-Remplacer

L’option Chercher-Remplacer, à laquelle vous pouvez accéder depuis le menu Éditer, vous permet de remplacer du texte dans les cartes sélectionnées. De plus, les expressions régulières permettent des traitements complexes. Imaginez qu’une carte contient :

<img src="img.jpg">

Rechercher :

<img src="(.+)">

Et utiliser la regex :

\1

Donnera cette carte :

img.jpg

Ce manuel n’a pas vocation à être un cours sur les expressions régulières. Veuillez donc vous tourner vers les tutoriaux disponibles sur le Web ; le format utilisé par Anki est décrit par http://docs.python.org/library/re.html.

Chercher un doublon

L’option Éditer > Chercher un doublon permet de rechercher les notes qui ont le même contenu. Lorsque vous ouvrirez la fenêtre, Anki listera tous les champs tirés de tous vos types de notes. Ainsi, pour lancer la recherche dans le champ « Verso », vous devrez le sélectionnez dans le menu déroulant.

Contrairement à la vérification automatique lors de l’ajout de carte, cette recherche de doublons n’est pas limitée à un seul type de note. Cela veut donc dire qu’Anki recherchera dans toutes les cartes ayant le champ spécifié.

Pour affiner votre recherche, vous pouvez utiliser « Limite optionnelle ». Ainsi, pour ne chercher des doublons que dans les types de notes « Vocabulaire anglais » et « Verbes anglais », il faut écrire :

note:'vocabulaire anglais' ou note:'verbes anglais'

La syntaxe est la même que celle utilisée dans l’explorateur : revoyez la section concernée si vous en avez besoin.

Un clic sur l’un des liens de résultats affichera dans l’explorateur les doublons concernés. S’il y a trop de doublons, vous pouvez utiliser le bouton « Marquer les doublons » : cela donnera le marqueur « duplicate » à tous les doublons. Par la suite, une simple recherche dans l’explorateur vous affichera tous les doublons en même temps.

D’autres fonctions

Quelques autres fonctions du menu Éditer :

Replanifier peut placer une carte à la fin de la file d’attente des nouvelles cartes), ou planifier sa révision à une date donnée. La seconde option est intéressante si vous ajoutez du contenu que vous connaissez déjà et que vous voulez lui attribuer dès le départ un intervalle plus grand. Choisir entre 60 et 90 jours, par exemple, donnera aux cartes sélectionnées un intervalle initial compris entre 2 et 3 mois.

L’historique de révision de la carte n’est pas remis à zéro lors d’une replanification : seul l’état de la carte est modifié. Si vous voulez supprimer l’historique, vous devrez exporter vos cartes comme fichiers texte, supprimer les notes de votre collection et enfin les importer à nouveau, pour créer de nouvelles notes vierges.

Repositionner permet de changer l’ordre d’apparition des nouvelles cartes. L’ordre est affiché dans la colonne « Dû », comme il a été plus longuement expliqué plus haut, dans la section sur la liste des cartes. Si vous utilisez cette fonction sur plusieurs cartes en même temps, elles auront des nombres croissants. Par défaut, ce nombre augmente de un à chaque nouvelle carte, mais cela peut être modifié grâce au paramètre « pas ».

Utilisez Changer le type de note pour convertir des notes d’un type à un autre, et/ou pour changer de modèle de cartes. Imaginez par exemple que vous possédez deux types de note, « Russe » et « Ordinateur », et que vous avez par erreur ajouté du vocabulaire russe dans une note « Ordinateur ». Cette option vous permettra de corriger votre erreur. Notez qu’elle n’affecte pas la progression des cartes.

Sélectionner liste les notes des cartes actuellement sélectionnées, puis sélectionne toutes les cartes qui leur sont associées. Ainsi, si vos notes n’ont qu’une seule carte, cela ne fera rien.

Le menu Déplacement a été créé pour se déplacer rapidement aux extrémités de la liste, en plus de donner quelques raccourcis claviers utiles.

Paquets filtrés et bachotage

Lorsque d’un session d’apprentissage, vous ne voyez qu’un nombre limité de cartes : les cartes que vous êtes sur le point d’oublier et quelques cartes inédites. Cela vous permet de ne pas prendre plus de temps que cela est vraiment nécessaire. Cependant, vous voudrez peut-être outrepasser cette limite, avant un examen, par exemple, pour vous concentrer sur une partie de votre collection, etc. Pour cela, vous pouvez utiliser un paquet spécial, le paquet filtré.

Les paquets filtrés sont très utiles : prévisualisation de cartes, bachotage en prévision d’un test, filtrage par marqueur, revue des cartes les plus oubliées d’une période donnée, révision en avance sur la programmation d’Anki…

Révisions particulières

Le moyen le plus facile de créer un paquet filtré reste d’utiliser le bouton Révisions particulières qui apparaît au bas de l’écran principal du paquet. Après avoir choisi le type de paquet désiré, Anki créera et ouvrira un paquet filtré nommé « Séance de révisions particulières ».

Si une « Séance de révisions particulières » existe déjà, Anki supprimera la précédente avant d’en créer une autre. Pour sauvegarder une séance, vous devez la renommer depuis l’écran principal des paquets.

Voici la liste des options :

Accroître le quota de cartes inédites

Ajoute plus de nouvelles cartes au paquet que vous étudiez actuellement. Notez que, contrairement à la majorité des autres options, cela ne créera pas de paquet filtré mais modifiera le paquet déjà existant.

Accroître le quota de cartes à revoir

Si vous avez épuisé votre taux de cartes à revoir pour cette journée, cette option vous permettra de repousser la limite. Comme l’option précédente, seul le paquet actuel sera modifié.

Revoir les cartes oubliées

Sélectionne toutes les cartes auxquelles vous avez répondu À revoir (1) dans une période de temps définie.

Avancer la révision

Affiche les cartes qui seront dues dans un futur proche (vous spécifiez le nombre de jours). Cela peut être utile si vous prévoyez de vous absenter, mais ce n’est que très peu efficace avec les cartes apprises récemment. Voyez cette section pour plus d’informations.

Aperçu des cartes inédites

Affiche les cartes récemment ajoutées.

Étude par carte ou par marqueur

Sélectionne un certain nombre de cartes appartenant au paquet actuel. Vous pouvez choisir tous les types de cartes, ou alors ne prendre que les inédites, les dues… Cliquez ensuite sur « Choisir les marqueurs » pour filtrer votre sélection par marqueur. Pour voir toutes les cartes du paquet (avant un gros contrôle, par exemple), sélectionnez plus de cartes que le deck n’en contient.

Paquet d’origine

Quand une carte est déplacée dans un paquet filtré, elle garde un lien avec son paquet d’origine.

Les cartes retourneront automatiquement dans leur paquet d’origine après leur ou leurs révisions dans le paquet filtré (le nombre de révisions dépend de vos paramètres.)

Vous pouvez aussi renvoyer toutes les cartes à leur paquet d’origine :

  • Le bouton « Vide » renvoie les cartes dans leur paquet d’origine mais ne supprimera pas le paquet filtré. Vous pourrez ainsi le reconstruire plus tard en utilisant le bouton du même nom.

  • Supprimer un paquet filtré revient au même, tout en supprimant aussi le paquet filtré de la liste des paquets. Aucune carte ne sera effacée lorsque vous supprimez un paquet filtré.

Note Actuellement, si vous videz ou supprimez un paquet filtré alors que des cartes sont en apprentissage, elles seront transformées en cartes inédites.

Création manuelle

Les utilisateurs avancés peuvent se passer des réglages par défaut et créer des paquets filtrés avec leurs propres sélecteurs. Le bouton prévu à cet effet se trouve dans le menu Outils (Créer un paquet filtré).

Lorsque vous cliquez sur le bouton Générer, Anki sélectionnera les cartes qui correspondent à votre recherche et les déplacera temporairement dans un nouveau paquet filtré.

Pour remplir de nouveau votre paquet filtré avec les mêmes critères (par exemple pour étudier des cartes avec un marqueur particulier chaque jour), pressez le bouton Reconstruire en bas de la fenêtre générale du paquet.

Le champ Chercher indique à Anki les critères de sélection. Toutes les recherches fonctionnant dans l’explorateur feront de même pour les paquets filtrés. Vous pouvez donc filtrer par marqueurs, nombre d’oublis, etc. Si vous avez besoin d’une piqûre de rappel, la section recherche du manuel est là pour ça.

L’option limite se rapporte aux nombre de cartes contenues dans le paquet. L’option à droite contrôle à la fois l’ordre dans lequel les cartes sont sélectionnées et vous seront présentées. Ainsi, si vous sélectionnez une limite de 20 avec l’option « Les plus difficiles (en nombre de faux pas) », Anki vous montrera les 20 cartes sur lesquelles vous avez le plus de difficultés.

Pour des raisons de performances, si votre paquet filtré contient plus de mille cartes, seules les mille premières cartes seront marquées comme dues dans l’écran du paquet.

Ordre

L’option « cartes sélectionnées par » contrôle l’ordre dans lequel les cartes apparaîtront. S’il y a moins de cartes sélectionnées par ce critère que le nombre de cartes désirées, Anki enlèvera les cartes situées à la fin de la liste.

Les plus anciennement vues d’abord

Affiche d’abord les cartes que vous n’avez pas revues depuis longtemps.

Au hasard

Mélange toutes les cartes qui correspondent aux critères.

Intervalles croissants

Affiche d’abord les cartes avec les plus petits intervalles.

Intervalles décroissants

Affiche d’abord les cartes avec les plus grands intervalles.

Les plus difficiles (en nombre de faux pas)

Affiche d’abord les cartes que vous avez oubliées le plus souvent.

Ordre des échéances

Affiche d’abord les cartes avec l’échéance la plus proche.

Ordre d’ajout

Affiche les cartes dans l’ordre de leur ajout.

Les plus récemment vues d’abord

Affiche les cartes que vous avez vues le plus récemment.

Étapes et retour

Revoyez la section apprentissage pour un rappel du fonctionnement des étapes.

Par défaut, Anki utilisera les étapes du paquet d’origine de la carte. Si une carte devait être normalement revue deux fois lors de l’apprentissage, elle sera revue identiquement dans un paquet filtré.

Les cartes retournent dans leur paquet d’origine lorsque l’apprentissage est terminé. Ainsi, si vous avez trois étapes, la carte retournera dans son paquet d’origine après trois « Correct » ou un « Facile ».

L’option pas en minutes d’une carte à revoir vous permet d’outrepasser les réglages des paquets d’origine et d’utiliser les vôtres à la place. Ces étapes s’appliqueront à la fois aux cartes en apprentissage et aux révisions.

Compteur

Dans un paquet filtré, les révisions déjà dues sont affichées comme des révisions normales. Les cartes à apprendre et les cartes non dues sont affichées dans le compteur des nouvelles cartes.

Révisions des cartes dues

Si le paquet filtré contient des cartes dues, elles seront affichées comme dans leur paquet original : dans le compteur des cartes à revoir, avec quatre choix d’estimation de votre révision possibles. Avec une réponse correcte, la carte sera renvoyée dans son paquet d’origine, et sa prochaine échéance ajustée selon les paramètres du paquet d’origine. Si vous avez oublié la carte, elle vous sera représentée suivant les paramètres du paquet d’origine.

Réviser en avance

Si votre paquet filtré inclut des cartes non dues, Anki vous fera réviser en avance.

Pour traiter ces révisions, Anki utilise un algorithme spécial. Ce dernier tient compte de la précocité de votre révision. Si la carte était sur le point de devenir due, son nouveau délai sera à peu de choses près le même que si vous aviez révisé à temps. En revanche, si la carte est revue peu de temps après avoir été programmée, sa nouvelle échéance sera similaire à son ancienne.

Note À cause du faible impact sur les échéances lorsqu’une carte est revue juste après avoir été programmée (par exemple, une carte due demain avec un intervalle d’un jour restera due pour le lendemain si elle est revue à l’avance), il n’est pas conseillé de revoir souvent ses cartes en avance. Si vous voyez une semaine de cartes avant de partir en voyage, les cartes matures seront replanifiées dans le futur et les nouvelles cartes resteront à des petits intervalles, parce que vous ne les connaissez pas assez bien pour qu’elles puissent être repoussées plus loin dans le temps. Les revoir le lendemain ne changera rien, car vous ne parviendrez qu’à repousser les cartes à un intervalle très petit.

Les révisions en avance sont incluses dans le compteur des nouvelles cartes plutôt que dans le compteur des révisions, et seront affichées selon le nombre d’étapes définies dans le paquet d’origine (à moins que vous n’ayez défini des paramètres personnalisés dans le paquet filtré). Cela veut dire que si vous avez changé le nombre d’étapes dans le paquet d’origine, les cartes non dues pourront être affichées plus d’un fois.

Si vous avez plusieurs étapes, Anki ne tiendra compte que de la première réponse pour calculer la prochaine échéance, et, comme lorsque vous réapprenez dans des paquets normaux, « Correct » et « Facile » ne changeront que le nombre d’étapes et pas l’échéance.

Replanification

Par défaut, Anki replanifiera les cartes suivant vos réponses dans le paquet filtré avant de les renvoyer dans leur paquet d’origine. Pour ne pas modifier leur état, décochez l’option Replanifier les cartes selon mes réponses dans ce paquet, lorsque vous voudrez par exemple revoir rapidement du contenu.

Si vous désactivez la replanification, les boutons « Correct » et « Facile » n’afficheront pas de temps.

Notez que les nouvelles cartes seront renvoyées à la fin de la file d’attente des cartes inédites, et non pas au début.

Rattrapage

Les paquets filtrés sont utiles pour rattraper du retard accumulé. Un utilisateur d’Anki témoigne de la façon dont il les utilise pour rattraper son retard :

Je l’ai utilisé sur une liste de 800 cartes, avec des sous-paquets filtrés. Cela a très bien marché pour moi.

  1. Filtre les dues :« is:due prop:due>-7 »
  2. Filtre les dues en retard : « is:due prop:due<=-7 »

Le premier paquet contiendra les cartes qui sont dues depuis la semaine dernière. C’est le paquet que vous devriez étudier chaque jour, car il contient les cartes dues régulièrement. Vous pourrez ainsi étudier comme s’il n’y avait pas de cartes en retard.

Le deuxième paquet contient les cartes que vous n’avez pas revues à temps. Vous pourrez ainsi les revoir de la même manière que vous apprenez de nouvelles cartes. Après révision, elles reviendront dans les cartes normales. Ainsi, le nombre de cartes en retard ne grossira pas si vous étudiez régulièrement le premier paquet.

Le temps nécessaire à la révision de toutes les cartes en retard dépend du nombre de cartes que vous étudiez par jour. Cela dépend de vous : vous pouvez toutes les faire en une seule fois, ou en faire chaque jour un petit peu, comme si c’était des nouvelles cartes.

Cartes pénibles

Les cartes pénibles sont les cartes que vous ne parvenez pas à retenir. À cause du nombre élevé de révisions, elles vous prendront beaucoup plus de temps que les autres cartes.

Anki peut vous aider à identifier les cartes pénibles. À chaque fois que vous oubliez une carte, un compteur est incrémenté. Quand ce compteur arrive à huit, la note est étiquetée comme pénible, et la carte suspendue. Ce seuil de pénibilité ainsi que la suspension ou non de la carte peuvent être réglés dans les options du paquet.

Anki continuera de signaler la pénibilité d’une carte difficile à intervalles réguliers. Cet intervalle consiste en la moitié du seuil initial ; ainsi, si Anki est configuré initialement à huit échecs, les avertissements suivants se feront tous les quatre échecs (12, 16…).

Une fois qu’une carte est marquée comme pénible, plusieurs choix s’offrent à vous.

Attendre

Parfois, une carte devient pénible à cause d’interférences. Par exemple, les mots disappoint et disappear pourront poser problème à quelqu’un qui apprend l’anglais, à cause de leur ressemblance graphique. Dans ces situations, il vaut mieux se concentrer sur un seul mot, et laisser l’autre pour plus tard, lorsque le premier sera bien implanté dans votre esprit. Vous pouvez donc laisser une des cartes suspendues, le temps d’apprendre l’autre.

Supprimer

Réfléchissez : est-ce que ce que vous tentez d’apprendre vaut vraiment le coup de faire tant d’efforts ? En supprimant des cartes obscures et compliquées, vous aurez plus de temps à consacrer à d’autres contenus, sans vous prendre la tête.

Modifier

Une autre manière est de changer la façon dont est présentée l’information. Peut-être avez-vous mis trop de choses dans une seule carte, ou alors tentez-vous d’apprendre sans comprendre. Parfois, il suffit de changer la formulation de la carte pour que les problèmes se résorbent. Pensez aussi aux moyens mnémotechniques.

Importation

Anki peut importer des fichiers textes, ses propres paquets exportés, les fichiers .db de Mnemosyne 2.0 et les fichiers .xml de SuperMemo. Pour importer un fichier, cliquez sur « Importer » dans le menu Fichier.

Importation de fichiers texte

N’importe quel document texte contenant des champs séparés par des virgules, des points-virgules ou des tabulations peut être importé par Anki, à condition de respecter quelques conditions.

  • Les fichiers doivent être du texte uniquement (fichier.txt). Les autres formats comme le XLS, le RTF, le DOC doivent être impérativement convertis en text pur auparavant.

  • Les fichiers doivent être encodés en UTF-8 (voyez plus bas).

  • Anki définit le nombre de champs dans le fichier en comptant la première ligne (non commentée). Toutes les lignes du fichier qui n’ont pas ce nombre de champs seront ignorées.

  • La première ligne définit aussi le charactère de séparation. Si Anki trouve un « ; » à la première ligne, il l’utilisera pour séparer les champs par la suite. De même s’il trouve une virgule ou une tabulation.

Les colonnes de votre fichiers texte peuvent être reliés à n’importe quel champ de votre type de note. Vous pourrez choisir à quel champ correspond chaque colonne lors de l’importation.

Lors de l’importation d’un fichier texte, vous pourrez choisir quel paquet doit recevoir les cartes. Rappelez-vous que si vous avez activé l’option d’écrasement du paquet pour un ou plusieurs modèles, les cartes iront dans ce dernier paquet plutôt que dans celui que vous spécifiez lors de l’importation.

Voici un exemple de fichier valide :

truc machin; truc machine; machine bidule
champ1; champ2; champagne

Il y a deux façons d’insérer des retours à la ligne.

Échapper les retours à la ligne:

Salut [tabulation] "Il y a un retour
à la ligne ici"
Et ici [tabulation] il n’y en a pas

Utiliser les balises HTML:

Salut [tabulation] Il y a un retour<br>à la ligne ici
Et ici [tabulation] il n’y en a pas

Notez que pour que le dernier moyen fonctionne, vous devrez activer l’option « Autoriser le HTML dans les champs » dans la boîte de dialogue d’importation.

Vous pouvez aussi écrire vos marqueurs dans une autre colonne et l’indiquer à Anki lors de l’importation :

premier champ; deuxième champ; marqueurs

Voici un exemple de fichier valide avec la première ligne ignorée (avec le #) :

# Ce commentaire sera ignoré
truc; machin; bidule
champ1; champ2; champignon

Tableurs et UTF-8

S’il y a des caractères non Latin dans votre fichier (des accents, du japonais, ce genre de choses), Anki considèrera qu’il est encodé en UTF-8. Pour cela, la façon la plus rapide est d’utiliser le tableur gratuit de LibreOffice pour modifier votre fichier, ce dernier supportant l’UTF-8 et gérant beaucoup mieux les retours à ligne, au contraire d’Excel. Si vous désirez tout de même utiliser Excel, voyez ce sujet (en anglais) pour plus d’informations.

Avec LibreOffice, pour sauvegarder votre feuille de calcul dans un format lisible par Anki, allez dans Fichier, Sauvegarder sous, et sélectionnez le format CSV. Laissez les options par défaut, c’est suffisant pour que le fichier soit reconnu par Anki.

HTML

Le texte importé peut aussi être traité comme du HTML (le langage utilisé pour les pages Web). Cela veut dire que la mise en forme (gras, italique) peut être exporté dans un fichier texte et réimporté. Si vous désirez inclure de la mise en forme HTML, cochez la case « Autoriser le HTML dans les champs » lors de l’importation. Au contraire, décochez-la si vous importez du contenu avec des chevrons ou tout autre élément de la syntaxe HTML.

Pour faire cohabiter HTML et chevrons, écrivez ces derniers différemment :

  • À la place de « < », utilisez « &lt; ».

  • À la place de « > », utilisez « &gt; ».

Importation de médias

Pour inclure de l’audio et des images à partir d’un fichier texte, joignez les fichiers se trouvant dans le dossier colection.media. Ne créez jamais de sous-dossiers dans le dossier des médias, car cela fait bugguer Anki.

Après avoir copié les fichiers, vous devrez changez les champs dans votre fichier texte ainsi :

<img src="monimage.jpg">

ou

[sound:monson.mp3]

Vous pouvez utiliser la fonction rechercher et remplacer de votre éditeur. Si chaque champ contient du texte comme « monson » et que vous voulez le transformer en lecteur de son, utilisez l’expression régulière (.*) pour la recherche et "[sound:\1.mp3]" pour le remplacement.

Note Lors de l’importation, faites bien attention à cocher l’option « Autoriser le HTML ».

Enfin, vous pourriez vouloir utiliser un modèle, comme celui-ci :

<img src="{{champ}}">

Cela ne fonctionnera pas, pour deux raisons : tout d’abord, rechercher les médias utilisés est très long, car chaque carte doit être transformée ; de plus, une telle fonctionnalité risque de ne pas être comprise par les utilisateurs des paquets partagés. Utilisez donc plutôt la recherche/replacement.

Ajouter des marqueurs

Pour ajouter les marqueurs et1 et et2 à chaque ligne que vous importez, ajoutez cette ligne en haut de chaque fichier texte :

tags:et1 et2

Doublons et mises à jour

Lors de l’importation, Anki prendra le premier champ en compte pour savoir si une note est unique. Si, dans votre collection, le premier champ d’une note du même type a le même contenu, cette note sera mise à jour suivant les nouvelles données. Une option dans la fenêtre d’importation vous permettra de changer ce comportement, soit en ignorant complètement les doublons, soit en créant de toutes nouvelles notes.

Voyez la section conscacrée aux tas de paquets pour savoir comment les doublons sont gérés dans les fichiers .apkg.

Exporter

Exporter votre collection vous permet de la sauvegarder dans un fichier texte ou dans un paquet Anki. L’option prévue à cet effet se trouve dans le menu Fichier.

Exporter sous forme de texte

En choisissant « Notes en texte », Anki écrira le contenu des notes dans un fichier texte. Chaque champ sera séparé par une tabulation. Si vous modifiez le fichier par la suite sans toucher au premier champ, vous pourrez réimporter ce fichier dans Anki, qui mettra vos notes à jour (si vous utilisez le même type de note, bien entendu.)

Si vous devez modifier le premier champ, il est préférable de changer votre type de note pour qu’elle accueille comme premier champ un numéro unique (il y a d’ailleurs un plugin pour cela).

Le texte sera exporté avec toute la mise en forme HTML pour que vous la retrouviez lors de la réimportation.

Exporter un tas de paquets

Un tas de paquets rassemble des cartes, des notes, des types de note et n’importe quel contenu multimédia dans un seul fichier .apkg. Cela est donc très pratique pour diffuser facilement votre collection ou pour morceler cette dernière. De plus, ce fichier est compressé, ce qui veut dire qu’il sera moins lourd que votre dossier personnel.

Il y a deux types de tas de paquets.

Collection entière

Lors de l’importation de tous les paquets avec les planifications, un paquet de collection est créé. Anki copiera votre collection entière dans un fichier nommé « collection.apkg » et le placera sur votre bureau. Un tel paquet vous servira à sauvegarder votre collection ou à la synchroniser avec AnkiMobile via iTunes.

Lors de la réimportation, Anki supprimera toutes les cartes de votre collection actuelle et les remplacera avec celles contenues dans collection.apkg.

Note Les médias présents dans votre collection ne seront pas supprimés lors d’une telle opération. Pour supprimer les médias inutilisés, utilisez l’option prévue à cet effet, dans le menu Outils.
Note Les sauvegardes automatiquement faites par Anki sont aussi des paquets de collections. Double-cliquez sur l’un d’entre eux pour restaurer votre collection à la date indiquée.

Paquet seul

Cette fois-ci, le fichier aura bien une terminaison en .apkg, mais ne contiendra qu’un seul paquet (et tous ses paquets enfants), et aura un autre nom que collection.apkg. Lors de l’importation d’un tel paquet, Anki ajoutera son contenu à votre collection, sans supprimer cette dernière ; ces paquets ne peuvent qu’ajouter des choses, sans modifier les cartes déjà existantes.

Gérer sa collection

Vérifier sa collection

Il est conseillé de vérifier de temps en temps votre collection, à la recherche d’éventuels problèmes. Utilisez le bouton « Vérifier l’intégrité de la base de données… » se trouvant dans le menu Outils. Cela optimisera le fichier contenant votre collection et vérifiera qu’il n’est pas corrompu.

De plus, lorsque que vous vérifiez votre collection, la liste des marqeurs est également mise à jour. En effet, lors d’une utilisation classique, Anki ne vérifie pas, pour des raisons d’efficacité, la liste des marqueurs encore utilisés. C’est donc le moyen de supprimer les vieux marqueurs qui ne sont plus utilisés par vos cartes.

Notez qu’Anki optimisera automatiquement votre collection toutes les deux semaines. Cela n’inclut cependant pas la recherche d’erreurs ou la reconstruction de la liste des marqueurs.

Emplacement des fichiers

Sous Windows et OSX, Anki place tous ses fichiers dans le dossier à son nom, dans le dossier Documents. Pour les autres systèmes d’exploitation, vous trouverez les fichiers dans le dossier ~/Anki.

Vous pourrez trouver les réglages du programmes et des profils dans le fichier prefs.db.

Chaque profil a son propre dossier, chacun contenant :

  • vos notes, paquets, cartes… dans un fichier appelé collection.anki2 ;

  • vos fichiers audio et vos images dans le dossier collection.media ;

  • un dossier de sauvegarde ;

  • quelques fichiers système.

Warning Ne vous amusez jamais à copier ou déplacer votre collection lorsqu’Anki est ouvert, car cela pourrait corrompre votre collection. Ne déplacez ou modifiez pas non plus les autres fichiers dans le dossier.
Note Sous les systèmes Unix, l’utilisation du dossier ~/Anki plutôt qu’un fichier caché est délibérée. En effet, des données très importantes sont contenues dans ce dossier, et les oublier lors d’une sauvegarde aurait des conséquences désastreuses, en sachant que de plus en plus d’utilisateurs de Linux ne connaissent pas les fichiers cachés. Si cela vous gêne, vous apprendrez, dans la prochaine section, à choisir un autre dossier avec la ligne de commande.

Options de démarrage

Si vous avez fait une grosse erreur de manipulation et qu’une copie indemne de votre collection se trouve sur un autre ordinateur, vous chercherez peut-être à démarrer Anki sans la synchronisation automatique, pour ne forcer le téléchargement que dans un seul sens. De même, vous pourriez avoir besoin/être invité à désactiver temporairement vos greffons pour régler un problème. Pour cela, lancez Anki en laissant la touche Maj. appuyée.

Avec la ligne de commande, vous pouvez donner à Anki un dossier spécifique :

anki -b /chemin/au/dossier/d/anki
  • Si plusieurs profils se trouvent dans le même dossier, utilisez l’option -p pour n’utiliser qu’un profil spécifique.

  • Pour changer la langue d’Anki, utilisez l’option -l <code ISO du pays> ; par exemple, « -l ja » pour le japonais.

Si vous désirez utiliser un dossier spécial tout le temps, modifiez le raccourci vers Anki. Sous Windows, faites un clic droit sur le raccourci, cliquez sur Propriétés, et, dans l’onglet Raccourci, ajoutez « -b /chemin/au/dossier/d/anki » après le chemin du programme (vous devriez obtenir quelque chose comme « C:\Program Files\Anki\anki.exe -b C:\DossierAnki »). Avec cette technique, l’option -l fonctionnera aussi.

Note Sous Windows, n’utilisez pas la barre oblique simple (/), mais plutôt son pendant inversé (\).
Warning En plaçant le dossier d’Anki sur un emplacement réseau ou un dossier comme ceux de Dropbox ou de Google Drive, vous prenez le risque d’avoir une collection corrompue en cas d’erreur. Nous recommendons de procéder régulièrement à des vérifications de la base de données, ou, mieux encore, de créer un script qui copiera régulièrement votre collection du dossier partagé à votre disque dur avant de lancer Anki, et qui la renverra lorsque vous aurez fini.
Note Pour changer la langue sans avoir à passer par l’option -l, supprimez le fichier prefs.db pour que vous soit affiché l’écran d’accueil initial. Après cela, vous devrez ajouter tous les profils que vous utilisez. Tant que vous ne changez pas leurs noms, Anki fonctionnera comme avant.

Lancer d’une clé USB

Anki peut être installé sur une clé USB et être lancé comme une application portable.

  • Copiez le dossier \Programmes\Anki dans la clé USB, pour obtenir un dossier G:\Anki.

  • Créez un fichier texte nommé G:\anki.bat avec, au dedans :

\anki\anki.exe -b \ankidata

Si vous désirez retirer la console noire pendant l’exécution, écrivez :

start /b \anki\anki.exe -b \ankidata
  • Double-cliquez sur anki.bat pour lancer Anki avec les données placées dans G:\ankidata.

Note La synchronisation des médias avec AnkiWeb peut ne pas fonctionner si votre clé USB est formatée en FAT32. Formatez votre disque en NTFS pour être sûr que la synchronisation fonctionne correctement.

Sauvegardes

À chaque fois que votre collection est fermée (lors de la fermeture d’Anki, lorsque vous changez de profil ou que vous synchronisez vos paquet), Anki l’exporte dans le dossier des sauvegardes. Par défaut, Anki stockera trente sauvegardes ; ce chiffre peut être ajusté dans les préférences.

Les sauvegardes automatiques ne mettent pas à l’abri d’un problème matériel et ne sauvegardent pas non plus vos médias. Des sauvegardes manuelles sont indispensables si vous désirez garder vos données en sécurité.

La façon la plus facile de faire une sauvegarde manuelle est de copier le dossier Anki au complet. Fermez Anki au préalable, pour éviter toute corruption de données.

Pour restaurer une sauvegarde, fermez Anki, ouvrez le dossier Documents/Anki/ <nom du profil>/backups, et double cliquez sur la sauvegarde que vous voulez restaurer.

Anki enregistre aussi les notes supprimées dans un fichier texte nommé deleted.txt. Il se trouve dans le dossier du profil. Ces notes, au format texte, peuvent être facilement importées en faisant Fichier > Importer. Sachant que ce type de fichiers ne peut enregistrer qu’un seul type de notes à la fois, faites un fichier par type de notes avant l’importation.

Disque inaccessible

Si Anki ne peut pas écrire dans son dossier, un message vous sera affiché au démarrage pour vous indiquer qu’Anki ne peut pas écrire sur le disque dur et est contraint de fermer. Si vous ne savez pas comment régler ce problème de permissions, recherchez de l’aide avec quelqu’un plus à l’aise en informatique.

Permissions du dossier temporaire

Anki utilise le dossier temporaire du système pour stocker des données… temporaires. Si les permissions de ce dossier ont été changées (par un virus ou une application quelquconque), Anki ne pourra pas fonctionner correctement.

Sous Windows 7, il faut en général suivre les étapes suivantes. Cela relève d’une utilisation plutôt avancée ; si vous n’êtes pas sûr de comprendre ce que vous faites, demandez à quelqu’un de plus expérimenté.

  1. Allez dans le menu Démarrer et tapez « %temp% », sans oublier les pour cent, puis appuyez sur Entrée.

  2. Remontez d’un dossier, vous devriez voir le dossier temporaire. Faites un clic droit dessus, et aller dans Propriétés.

  3. Dans l’onglet Sécurité, cliquez sur Avancé.

  4. Cliquez sur l’onglet Propriétaire. Si votre compte n’y apparaît pas, cliquez sur le bouton pour le devenir.

  5. Dans l’onglet des permissions, assurez-vous d’avoir toutes les permissions. Sur une installation standard de Windows 7, ces permissions seront normalement attribuées à C:\Users\Votre-nom-d’utilisateur

Collections corrompues

Bien qu’étant assez résistant face aux crashs et aux plantages, le format qu’Anki utilise peut être corrompu, par exemple si les fichiers sont modifiés lorsqu’Anki est ouvert, s’ils sont placés sur un emplacement réseau, ou s’ils sont corrompus par un bug.

Lorsque vous utilisez Outils > Vérifier la base de données, un message vous avertira si Anki détecte une corruption de la base de données. Vous pouvez alors réutiliser une sauvegarde, mais si cette dernière est trop vieille, vous voudrez peut-être tenter de réparer votre collection manuellement.

Sous Linux, vérifiez que sqlite3 est installé. Sous Mac, il devrait être installé par défaut. Sous Windows, voici le lien de téléchargement : http://www.sqlite.org/sqlite-3_6_23.zip.

Avant de commencer la récupération, faites une copie du fichier collection.anki2 au cas où quelque chose se passe mal.

Linux/OSX

Ouvrez un terminal, allez dans le dossier de votre collection et tapez :

sqlite3 collection.anki2 .dump > dump.txt

Ouvrez le fichier dump.txt et regardez la dernière ligne. S’il est écrit « rollback; », changez-la pour « commit; ».

Ensuite, exécutez cette commande :

cat dump.txt | sqlite3 temp.file

Attention à bien utiliser un fichier temporaire, et non pas collection.anki2, car cette opération effacera ce qu’il y a dans le fichier. Passez à l’étape finale lorsque vous avez terminé.

Windows

Copiez le programme « sqlite3.exe » et votre collection sur votre bureau. Puis, ouvrez Démarrer>Exécuter et tapez « cmd.exe ».

Dans les versions de Windows les plus récentes, la console peut ne pas être ouverte sur votre bureau. Si vous ne voyez « Desktop » nulle part dans la fenêtre, tapez la commande suivante, en remplaçant « Administrateur » par le nom de votre compte.

cd C:\Users\Administrator\Desktop

Tapez ensuite :

sqlite3 collection.anki2 .dump > dump.txt

Ouvrez le fichier dump.txt et regardez la dernière ligne. S’il est écrit « rollback; », changez-la pour « commit; ».

Ensuite, exécutez cette commande :

type dump.txt | sqlite3 temp.file

Attention à bien utiliser un fichier temporaire, et non pas collection.anki2, car cette opération effacera ce qu’il y a dans le fichier. Passez à l’étape finale lorsque vous avez terminé.

Étape finale

Vérifiez qu’aucun message d’erreur n’est apparu, et que temp.file n’est pas vide. Ce nouveau fichier sera normalement optimisé, il est donc normal qu’il soit moins gros que l’ancien.

Lorsque vous avez procédé à ces vérifications, copiez-le à la place de collection.anki2, en ayant toujours une sauvegarde de l’ancienne version. Puis, relancez Anki et utilez Outils>Vérifier la base de données pour vérifier que la collection a bien été restaurée.

Graphiques et statistiques

Informations sur les cartes

Vous pouvez afficher les informations d’une carte en cliquant sur le bouton Info dans l’explorateur de cartes. La plupart des éléments affichés ne posent pas de problème de compréhension. Quelques remarques :

Position

Ne s’affiche que pour les nouvelles cartes, donne la position de la carte dans la file d’attente. Cette position peut être changée via l’explorateur.

Intervalle

Le temps entre une révision et la suivante. Anki utilise des abréviations : « 0s, 1m, 3h, 4d, 5mo, 6y » désignent respectivement les secondes, les minutes, les heures, les jours, les mois et les années.

Facilité

L’estimation du pourcentage appliqué à l’intervalle si vous répondez « Correct » à cette carte.

Statistiques

Ouvrez la fenêtre des statistiques en cliquant sur l’icône en haut à droite de la fenêtre principale, ou en appuyant sur Maj+S. Cette fenêtre affichera les statistiques du paquet utilisé, ainsi que tous ses sous-paquets. En cliquant sur « collection » en bas à gauche, les statistiques deviendront globales.

Par défaut, Anki affichera les statistiques des trente derniers jours. Vous pouvez passer à l’année ou à la vie du paquet en utilisant les boutons en bas à droite (la section « Aujourd’hui » est bien entendu indépendante de ce choix.)

Cliquez sur « Enregistrer l’image » pour exporter ces statistiques et les partager plus facilement avec d’autres.

Note Lorsque vous supprimez une note, son historique de révision est gardé par Anki. Il ne sera pas inclus dans les statistiques d’un paquet (car Anki n’a aucun moyen de savoir à quel paquet les cartes supprimées appartenaient), mais sera pris en compte dans les statistiques de la collection entière.

Types de cartes

Vous trouverez peut-être des termes obscurs dans les statistiques :

Mature

Une carte mature a un intervalle supérieur ou égal à 21 jours.

Récente

Une carte récente a un intervalle inférieur à 21 jours, sans être en cours d’apprentissage.

Apprendre

Une carte de ce type est en cours d’apprentissage (elle suit les étapes définies dans les réglages de son paquet).

Étudier à nouveau

Cette carte est retombée en cours d’apprentissage car vous avez signalé son oubli lorsque vous révisiez.

Non vue

Une carte non vue fait partie de votre collection mais n’a pas encore été apprise. Elles sont parfois qualifiées « d’inédites », et donc dans la file d’attente des nouvelles cartes.

Graphiques

Charge de travail

Ce graphique affiche l’estimation du nombre de révisions dues à une date donnée, au cas où vous n’apprenez pas de nouvelle carte et n’en oubliez aucune. L’axe vertical gauche et la hauteur du bâton vous donnent le nombre de cartes dues à la date donnée, tandis que l’axe vertical droit et la courbe vous donnent le nombre de cartes que vous devrez réviser si vous n’étudiez pas du tout jusqu’à la date donnée. Notez que ce graphique n’inclut pas les révisions en retard ; si vous avez beaucoup de cartes en attente, elles ne seront pas prises en compte.

Révisions

Ce graphique vous donne le nombre de cartes étudiées dans le passé. Les bâtons correspondront à des jours, des semaines ou des mois, selon la période de temps choisie en bas de l’écran. Les couleurs indiquent l’état de la carte : mature, récente, étudiée à nouveau ou apprise. Anki inclut aussi, dans un groupe « bachoter », les cartes vues dans un paquet filtré alors qu’elles n’étaient pas dues. Les courbes affichent le nombre de cartes cumulées (vous retrouverez donc logiquement le nombre total de cartes révisées à zéro jours.)

Temps passé

Ce graphique fonctionne comme le précédent, mais vous indique le temps passé à réviser par type de carte, et non pas le nombre de cartes révisées.

Intervalles

Ce graphique affiche les intervalles (le temps entre deux révisions) des cartes qui en possèdent. La courbe et l’axe vertical de droite vous donnent le pourcentage de cartes qui ont un intervalle inférieur ou égal au temps situé à la verticale. Contrairement aux autres graphiques, changer la période des statistiques ne limite pas les cartes incluses dans le calcul, mais les intervalles (ainsi, un intervalle de 14 mois ne sera pas affiché du tout si vous sélectionnez une période d’un an).

Répartition horaire

Ce graphique affiche le nombre de révisions réussies (pour lesquelles vous n’avez pas appuyé sur « À revoir ») suivant les heures de la journée. Les bâtons les plus grands et les plus sombres vous donnent le taux de succès, et sont rattachés à l’axe vertical de gauche ; les bâtons plus fins et plus clairs sont eux rattachés à l’axe vertical de droite et vous donnent le nombre de révisions effectuée (pour que vous puissiez savoir si le pourcentage est significatif.)

Boutons de réponse

Ce graphique indique le nombre de fois que vous avez choisi À repasser, Difficile, Correct ou Facile pendant l’étude de cartes inédites ou en apprentissage, récentes ou matures. Anki donne aussi le pourcentage de révisions correctes pour chaque carte.

Statut des cartes

Ce graphique en camembert vous donne quel pourcentage de votre paquet ou de votre collection est constitué de cartes matures, récentes, non vues et suspendues. Pour des calculs plus précis, le nombre total de cartes et le nombre de cartes dans chaque section sont indiqués sur les côtés.

Médias

Anki stocke les sons et les images de vos notes dans un dossier placé à côté de votre collection. Voyez la section consacrée à l’emplacement de ce dossier si besoin est. Lorsque vous ajoutez des médias dans Anki, ils sont copiés dans le dossier des médias, pour qu’ils soient plus facilement rapatriés lors d’une restauration ou d’un déplacement.

Dans le menu Outils, Vérification des médias parcourra vos notes et le dossier de vos médias pour afficher le nom des fichiers présents dans ce dossier mais non utilisés, ainsi que les fichiers utilisés par vos notes, mais non présents dans le dossier. Notez qu’Anki n’analysera pas les modèles de vos cartes, raison pour laquele vous ne pouvez pas inclure des médias utilisant le contenu d’un champ dans leur nom. Si vous voulez inclure une image ou un son dans votre modèle de cartes, placez un « _ » avant son nom (« _chien.jpg ») ; Anki l’ignorera lorsqu’il vérifiera les médias. Si vous choisissez de supprimer des médias inutilisés, Anki déplacera les fichiers correspondants dans la corbeille de votre système d’exploitation, et vous pourrez les récupérer facilement si vous avez cliqué trop vite.

Anki utilise un programme nommé mplayer pour lire les sons et vidéos. Beaucoup de formats de fichiers sont supportés, mais pas tous ne fonctionnent sur AnkiWeb et sur certains téléphones. Le MP3 et le MP4 (pour respectivement l’audio et la vidéo) semblent poser le moins de problèmes.

Utiliser LaTeX

Anki supporte LaTeX, un système de composition très riche permettant d’intégrer formules mathématiques, chimiques et notations musicales dans vos cartes. Lorsque vous révisez une carte, Anki affichera l’image correspondant au code LaTeX entré.

Installation et prérequis

Anki ne supporte pas LaTeX nativement : il faut que ce dernier soit déjà installé sur votre ordinateur, et que vous sachiez l’installer. Si vous n’avez aucune expérience en la matière, veuillez vous documenter sur le Web auparavant. Dirigez-vous vers un forum consacré au LaTeX en cas de problème.

Pour l’instalation, utilisez MiKTeX sous Windows, MacTex sous OSX, et le paquet par défaut de votre distribution pour les Linuxiens. Installez aussi Dvipng.

Note Sous Windows, assurez-vous que l’option « Installer automatiquement les nouveaux paquets » de la fenêtre de maintenance de MikTek est mise à « Non », et pas à « Demandez-moi d’abord ». Un utilisateur rapporte que lancer Anki en tant qu’administrateur jusqu’à ce que tous les paquets soient installés pouvait résoudre le problème.
Note Sous OSX, le support du LaTeX n’a été testé qu’avec MacTex et BasicTex. Si vous utilisez BasicTex, vous devrez installer dvipng séparément, en utilisant la commande : tlmgr update --self && tlmgr install dvipng. Vous devrez vous débrouiller si vous désirez passer par MacPorts ou similaire.

LaTeX sur le Web/mobile

Lorsque vous révisez une carte avec du LaTeX, Anki génère une image et la place dans votre dossier des médias, pour une réutilisation future. Les clients mobiles et Web ne peuvent qu’afficher les images existantes, et non pas en générer.

Pour que vous puissiez utiliser LaTeX sur de tels clients sans avoir à réviser chaque carte au moins une fois, vous pouvez forcer Anki à les (re)générer : utilisez Outils>Vérification des médias. La synchronisation ne devrait pas connaître de problème.

Exemple

Pour insérer du LaTeX, le plus facile reste d’entourer le code avec des balises [latex][/latex]. Un bouton est réservé à cet effet.

Le code suivant, placé au recto d’une carte :

[latex]\begin{math}\sum_{k = 1}^{\infty}\frac{1}{k}\end{math}[/latex] converge-t-elle ?

produira cette carte :

convergence question.fr

La formule ci-dessus est une formule texte, car elle sera affichée au milieu du texte normal, non LaTeX. Comparez avec ce code, qui produira une formule affichée :

Cette somme converge-t-elle ?

[latex]\begin{displaymath}\sum_{k = 1}^{\infty}\frac{1}{k}\end{displaymath}[/latex]

convergence question 2.fr

Les formules texte et les formules affichées sont extrêmement utilisées ; Anki en intègre donc des versions abrégées. Des expressions comme :

[latex]\begin{math}...\end{math}[/latex]

se ramènent à :

[$]...[/$]

de même pour :

[latex]\begin{displaymath}...\end{displaymath}[/latex]

qui devient :

[$$]...[/$$]

Les deux exemples précédents deviendraient donc respectivement :

[$]\sum_{k = 1}^{\infty}\frac{1}{k}[/$] converge-t-elle ?

et :

Est-ce que cette somme converge ?

[$$]\sum_{k = 1}^{\infty}\frac{1}{k}[/$$]

Packages LaTeX

Il est possible de modifier l’en-tête LaTeX pour importer des paquets spécialisés de chimie, musique, etc. Prenons ce fichier d’exemple trouvé sur Internet concernant chemtex :

\documentclass[a4paper,12pt]{report}
\usepackage{chemtex}
\begin{document}

\initial
\begin{figure}[h]\centering
\parbox{.3\textwidth}{\ethene{H}{H$_3$C}{CH$_3$}{Br}}
\hfil
\parbox{.3\textwidth}{\cbranch{H}{S}{H}{S}{C}{S}{}{S}{H}
  \xi=-200 \cright{}{Q}{C}{D}{O}{S}{OH}}
\hfil
\parbox{.3\textwidth}{\hetisix{Q}{Q}{Q}{Q}{Q}{Q}{O}{Q}{O}
  \xi=-171 \fuseup{Q}{Q}{Q}{Q}{D}{Q}{D}{Q}{D}}
\caption{Chemie mit {\tt CHEMTEX}\label{a1}}
\end{figure}

\end{document}

Avant tout chose, il faut bien sûr installer le paquet grâce aux documentations respectives et MiKTeX/MacTex. Puis, vérifiez si le paquet fonctionne en copiant le fichier exemple et en le compilant. Vous pourrez alors l’intégrer à Anki.

Pour utiliser le paquet dans Anki, allez dans la fenêtre « Ajouter », puis allez dans le menu des types de notes. Appuyez sur « Gérer », sélectionnez le type de note que vous voulez utiliser et cliquez sur « Options… » S’afficheront l’en-tête et le pied de page LaTeX :

\documentclass[12pt]{article}
\special{papersize=3in,5in}
\usepackage{amssymb,amsmath}
\pagestyle{empty}
\setlength{\parindent}{0in}
\begin{document}

Pour utiliser chemtex, ajoutez la ligne correspondante dans l’en-tête :

\documentclass[12pt]{article}
\special{papersize=3in,5in}
\usepackage{amssymb,amsmath}
\usepackage{chemtex}
\pagestyle{empty}
\setlength{\parindent}{0in}
\begin{document}

Vous devriez désormais être en mesure d’utiliser chemtex dans vos cartes :

[latex]\ethene{H}{H$_3$C}{CH$_3$}{Br}[/latex]

Conflits de syntaxe

Il n’est pas rare de devoir écrire {{ et }} dans des équations LaTeX. Pour ne pas générer de conflits avec la syntaxe d’Anki pour les champs, vous pouvez changer de symbole.

{{champ de latex}}

deviendrait donc, pour empêcher tout conflit :

{{=<% %>=}}
<%champ de latex%>

Cette syntaxe alternative est souvent utilisée lorsqu’on a besoin d’éviter les conflits avec LaTeX ; notez cependant qu’elle fonctionnera même s’il n’y a pas de LaTeX dans votre carte. Vous pouvez donc l’utiliser n’importe quand.

Vous ne pourrez pas changer de syntaxe avec les textes à trous. Pour dire à Anki de ne pas fermer le trou, placez une espace entre les deux accolades. Ainsi,

{{c1::[$]\frac{truc}{\frac{bidule}{machin}}[/$] bla, bla, bla.}}

ne fonctionnera pas, au contraire de

{{c1::[$]\frac{truc}{\frac{bidule}machin} }[/$] bla, bla, bla.}}

Commandes dangereuses

Anki bloque l’utilisation de certaines commandes comme \input, qui pourraient permettre à un paquet malicieux d’endommager votre système. Si vous avez besoin de ces commandes, ajoutez-les à un paquet système et importez ce dernier en vous aidant de la procédure décrite ci-dessus.

Divers

Raccourcis des menus

Sous Windows/Linux, appuyez sur Alt pour afficher les raccourcis des menus.

OSX ne supporte pas cette fonctionnalité, mais vous permet de choisir vos propres raccourcis clavier à la place. Voyez http://lifehacker.com/343328/create-a-keyboard-shortcut-for-any-menu-action-in-any-program pour plus d’informations (en).

Console de débogage

Vous aurez peut-être à utiliser la console de débogage pour changer un paramètre ou vérifier quelque chose. À moins qu’on vous demande explicitement d’utiliser la « console », vous n’en aurez pas besoin. Les utilisateurs avancés pourront en lire plus sur la page des greffons, voir lien plus bas.

Lorsqu’on vous demande d’entrer du texte dans la « console », placez-vous dans la fenêtre principale d’Anki et appuyez sur Ctrl + :, ou, sous Mac, Command + :. Une fenêtre devrait alors s’ouvrir.

Dans la fenêtre qui vient d’apparaître, collez le texte qu’on vous a demandé d’écrire dans la console, et appuyez sur Ctrl + Entrée (ou Commmande + Entrée). Du texte devrait apparaître dans la fenêtre : si on vous a demandé de le coller, sélectionnez-le et renvoyez-le à la personne qui vous aide.

Greffons

Les fonctionnalités d’Anki peuvent être enrichies avec des greffons. Ces derniers peuvent traduire Anki en d’autres langues, vous permettre de mieux contrôler la planification, etc.

Pour afficher la liste des greffons, allez dans Outils>Greffons>Parcourir et installer… Vous pouvez savoir quels greffons sont installés grâce à Outils>Greffons>Ouvrir le dossier des greffons.

Certains greffons ont des options qui ne sont accessibles que par modification directe. Pour cela, allez dans Outils>Greffons>[Nom du greffon>Modifier. Faites très attention : les caractères spéciaux comme les espaces sont très importants. Si vous avez quelque chose comme :

    ligne1
    ligne2
    ligne3

… et que vous le modifiez accidentellement pour :

    ligne1
   ligne2
    ligne3

Anki affichera une erreur à son lancement.

La plupart des auteurs de greffons donnent leur adresse mail. Au besoin, récupérez-la au début du fichier accessible en modifiant le greffon.

Si vous avez téléchargé un greffon ne fonctionnant pas, ou si vous avez fait une erreur de configuration, supprimez-le grâce à l’option « Supprimer » dans le menu.

Un guide est disponible si vous souhaitez écrire vos propres greffons.

Contribuer

Partager un paquet public

Pour partagez vos paquets avec d’autres personnes, synchronisez-les, connectez-vous à Anki Web et cliquez sur le bouton « Share » à côté du paquet que vous désirez partager.

Si vous aviez déjà partagé un paquet auparavant (y compris ceux des anciennes versions d’Anki), vous pouvez le mettre à jour en cliquant à nouveau sur « Share ». Le nom du paquet à jour doit être exactement le même que celui déjà partagé, ou vous créerez un autre paquet à la place. La mise à jour d’un paquet ne remet à zéro ni le compteur de téléchargements, ni les notes. Pour supprimer un paquet envoyé, cliquez sur le bouton « Delete » dans la page des paquets.

Note Lorsque vous mettez un paquet à jour, AnkiWeb s’attend à ce qu’il ait le même emplacement qu’auparavant. Si vous avez partagé un paquet nommé « Verbes coréens » et que vous l’avez ensuite renommé « Coréen::Verbes », vous créerez un autre paquet sans faire la mise à jour.

Partager un paquet privé

Pour partager un paquet, exportez-le en .apkg (Fichier>Exporter), avec les médias si nécessaire, et distribuez-le à qui vous voulez, sur un site web, par mail ou tout autre moyen de communication.

Tous les clients Anki importeront les paquets APKG d’un clic, à l’exception d’AnkiWeb, qui ne peut importer de paquet APKG. Les utilisateurs de votre paquet devront donc passer par la version bureau ou mobile d’Anki.

Lors de l’importation d’un fichier APKG, toute nouvelle carte sera ajoutée, mais aucune carte ne sera modifiée ou supprimée. Si vous vous apercevez d’une erreur, vous devrez donc en informer les utilisateurs.

Partager un greffon

Voyez la documentation ci-dessus.

Traduire l’application

Vous pouvez traduire Anki directement à partir de Launchpad.

Launchpad sélectionnera automatiquement la langue de traduction à partir de votre emplacement de connexion. Si sa prédiction est fausse, créez un compte Launchpad et, dans votre profil, sélectionnez les langues que vous pouvez traduire.

Vous trouverez dans le texte quelques marqueurs auxquels vous devrez faire attention lors de la traduction :

  • Les phrases comme « Cards: %d » ou « Error: %s » verront leur « %d/%s » remplacé par une valeur quelconque. Ces caractères ne doivent pas changer dans la traduction, qui ressemblerait alors à : « カード: %d ».

  • Même chose pour les textes du type « %(a)d of %(b)d » ; il sera traduit par « %(a)d von %(b)d » Si vous désirez inverser la position de A et de B, il n’y a pas de problème, du moment que le texte veuille dire la même chose.

  • Les noms de menus ont un « & » pour indiquer la touche de raccourci (« &Fichier »). Dans les langues romaines, vous pouvez changer cette touche s’il y a une autre convention (« &Datei »). En Japonais, par exemple, la touche sera placée après : « ファイル (&F) »

  • Enfin, vous aurez parfois à entrer toutes les formes du pluriel, qui peuvent différer de la langue d’origine (« 0 cards », « 1 card », « 5 cards »).

Si vous avez du mal à comprendre la signification d’un texte, vous pouvez voir son contexte. Cherchez une ligne au dessous ressemblant à :

Located in ../dtop/aqt/deckbrowser.py:299

En enlevant la première partie « ../dtop », vous vous retrouverez avec quelque chose comme « aqt/deckbrowser.py:299 » Rendez-vous ensuite sur https://github.com/dae/anki/, trouvez le fichier, et cliquez dessus. La ligne indiquée peut différer quelque peu, mais vous serez en mesure de comprendre un peu mieux le contexte du texte.

Si le texte à traduire contient forms, comme dans l’exemple ci-dessus, il ne vous posera généralement pas de problème. Cependant, si vous avez quand même besoin du contexte, vous ne pourrez utiliser la méthode précédente, car ces fichiers sont automatiquement générés par un descripteur d’interface. Allez à https://github.com/dae/anki/tree/master/designer, trouvez le fichier et ouvrez-le. Vous ne pourrez pas utiliser le numéro de la ligne, utilisez donc la fonction recherche de votre navigateur pour trouver le texte. Les lignes entourant le texte vous aideront pour comprendre sa signification.

Si vous n’êtes pas sûr d’une traduction ou aimeriez discuter avec des personnes parlant la langue à traduire pour savoir la meilleure façon de traduire, n’hésitez pas à écrire sur les forums d’Anki.

Toute traduction envoyée quelques heures avant la sortie d’une nouvelle version d’Anki est automatiquement incluse dans celle-ci. Si vous désirez voir apparaître votre nom dans la liste des contributeurs, envoyez un mail à Damien.

Pour tester votre traduction sans attendre la prochaine version, récupérez un fichier .mo du site de traduction. Déplacez-le alors dans le dossier d’installation d’Anki, en remplaçant le fichier déjà existant. Anki affichera les nouvelles traductions à son démarrage.

Traduire le manuel

Si vous êtes assez calé, vous pouvez traduire le manuel d’Anki, en récupérant la source et en la compilant vous-même avez asciidoc. Le Github vous permettra lui de suivre les modifications de ce manuel par la suite.

Cela peut sembler compliqué ; vous pouvez aussi enregistrer cette page Web sur votre disque dur (Fichier > Sauvegarder sous…) et la traduire avec Microsoft Word ou similaire.

Lorsque vous aurez fini la traduction, vous pouvez soit l’héberger par vous-même, auquel cas j’indiquerai le lien, soit me la donner pour que je la mette sur le site d’Anki (la première solution sera beaucoup plus pratique si vous faites des modifications régulières.)

Contribuer au code

Vous trouverez le code source d’Anki à http://github.com/dae.

Si vous corrigez des bugs ou apportez une amélioration non négligeable, jetez un œil au fichier LICENSE. Si vous êtes d’accord, envoyez un mail à Damien ou un « pull » sur Github.

Foire aux questions

Je n’ai pas étudié depuis longtemps, et maintenant, les intervalles sont trop grands !

Dans le cas d’un usage quotidien d’Anki, à chaque fois qu’une carte est répondue correctement, l’intervalle est augmenté. Mettons que « Correct » permet de doubler cet intervalle : vous aurez d’abord cinq jours à attendre, puis dix, puis vingt, puis quarante, etc.

Lorsque les personnes reviennent à Anki après des semaines ou des mois d’inactivité, ils sont souvent surpris par la taille des intervalles. En fait, Anki ne prend pas seulement la date prévue en compte ; il regarde aussi le temps que la carte n’a pas été vue. Ainsi, si la carte avait un intervalle de cinq jours et que vous n’avez pas étudié pendant un mois, l’intervalle suivant sera plus proche de soixante jours que de dix.

Ce comportement est bénéfique. Si vous vous rappelez correctement une carte après un mois, il y a des chances que vous vous en souvenez après encore plus de temps. Ce sont ces principes qui font la force du SRS, qu’ils soient appliqués lors d’un usage régulier ou après un retard. Si vous n’en êtes pas totalement convaincu, pensez-vous qu’il soit logique de programmer une carte pour dans dix jours si vous vous en rappelez après un mois ? Cela serait une régression.

Ne pensez même pas remettre le paquet à zéro. Vous aurez certes oublié beaucoup de vos cartes après une longue absence, mais quelques-unes auront certainement survécu à l’épreuve. Effacer votre progression reviendrait à réapprendre ce que vous connaissez déjà.

Vous pourrez aussi tomber sur des cartes dont vous aurez un souvenir présent mais flou, à cause justement du retard dans les révisions. Pour pallier ce problème, Anki changera les délais selon votre réponse. Si vous répondez « Facile », la somme du dernier intervalle et du retard complet est utilisée pour calculer l’intervalle suivant. Pour « Correct », seule la moitié du retard est utilisée ; pour « Difficile », ce n’est que le quart. Ainsi, si une carte avait un intervalle de cinq jours et que vous la revoyez avec un retard de vingt jours, les intervalles que vous obtiendrez seront approximativement :

  • Difficile: (5 + 20/4) * 1.2 = 12 jours

  • Correct: (5 + 20/2) * 2.5 = 37,5 jours

  • Facile: (5 + 20) * 3.25 = 81,25 jours

(les facteurs dépendront des paramètres du paquet et de vos performances.)

Si vous trouvez une carte difficile, l’intervalle suivant sera limité et inférieur à l’attente précédente (ici, vingt-cinq jours). Si vous répondez « Correct », l’intervalle ne sera que 50 % plus grand. Enfin, « Facile » augmentera énormément l’intervalle, comme d’habitude.

Nous vous recommandons donc d’étudier normalement après une absence ; notez que si vous désirez remettre le paquet à zéro à tout prix, il vous faudra passer par l’explorateur, sélectionner les cartes visées et utiliser Édition > Replanifier.

Puis-je créer des QCM ?

Le QCM n’est pas un outil adapté à la révision. S’ils sont présents si souvent au niveau académique, c’est parce qu’ils sont faciles à noter et permettent à la personne évaluée de reconnaître la bonne réponse même si elle n’aurait pas pu la produire par elle-même.

De plus, les bons QCM ont des réponses fausses similaires à la bonne réponse, qui peuvent induire en erreur. Un ordinateur pourra produire des mots à l’orthographe similaire, mais ne sera pas capable de choisir des réponses intéressantes avec des sujets plus complexes.

Si vous révisez un test et que vous vous retrouvez avec un QCM de ce genre :

Q : Quel animal a un très long cou ?
R : 1. Un singe. 2. Une girafe. 3. Un âne. 4. Un escargot.

Vous devriez entrer ceci dans Anki :

Q : Quel animal a un très long cou ?
R : Une girafe.

Rien ne vous empêche d’ajouter vos propres choix :

Q : Quel animal a un très long cou ? (chien/chat/girafe/pingouin)
R : Une girafe.

Est-il possible de lier des cartes entre elles ? D’ajouter des dépendances ? Comment faire pour les synonymes ?

Anki permet les liens entre les cartes d’une même note, mais pas entre des cartes qui n’ont aucune relation. Imaginez, dans votre paquet de japonais, que vous vouliez à la fois reconnaître et produire du japonais. Vous créez donc deux cartes : ookii → gros et gros → ookii.

Ainsi, Anki pourra espacer les révisions de ces deux cartes associées pour qu’elles ne soient pas trop proches l’une de l’autre (voyez cette section.)

Certaines personnes aimeraient pouvoir pousser ce système et faire des liens arbitraires, ce qui reviendrait à dire à Anki : « Après cette carte, montre-moi celle-ci », ou « Ne me montre pas cette carte si je n’ai pas encore bien appris cellec-ci. » Si cette idée peut sembler excellent au premier abord, la pratique est beaucoup plus critique.

Premièrement, contrairement au système des cartes associées, vous devrez définir toutes les relations par vous-même. La création de notes deviendrait ainsi très complexe, car vous devrez à chaque fois fouiller dans votre collection afin de créer des relations entre l’ancien et le nouveau contenu.

Deuxièmement, il faut se rappeler qu’Anki utilise un algorithme pour déterminer quand montrer la carte au meilleur moment. Ajouter ce genre de contraintes obligeant la carte à s’afficher plus tôt ou plus tard rendra le système de répétitions espacées beaucoup moins efficace, et vous demandera donc (encore) plus de travail pour ne pas oublier les cartes.

La façon la plus efficace d’utiliser Anki est de rendre toutes les notes indépendantes les unes des autres. Au lieu d’essayer de rassembler les mots par points communs, il vaut mieux se concentrer sur leurs différences. Les synonymes sont rarement totalement équivalents ; ils ont tous quelques nuances, et une phrase peut sembler très bizarrement construite lorsqu’on remplace un mot par son synonyme.

Reprenons l’exemple ci-dessus. Imaginez que vous vouliez apprendre le mot « dekai », qui se traduit aussi grossièrement par « gros », mais qui appartient à un registre plus familier. Si vous désirez toujours réviser dans les deux directions, vous créerez une autre note, avec, pour français, « gros (plus familier) ». Plus vous progresserez dans l’étude d’une langue, plus vous aurez intérêt à connaître les différences entre des mots au sens similaire. C’est aussi la raison pour laquelle les cartes vous demandant de produire un mot étranger bien précis sont à réserver pour le début de vos études ; avec un vocabulaire de base assez développé, il vaut mieux se diriger vers une étude basée sur la reconnaissance, car nous avons tous un vocabulaire passif plus important que l’actif.

Pour que le contenu difficile soit introduit après le contenu plus facile, il y a quelques astuces. En voici une : Les nouvelles cartes apparaissant, par défaut, dans l’ordre de leur ajout au paquet, tant que vous créez des cartes triées par niveaux de difficulté, le contenu devrait apparaître de même.

Puis-je donner à mes notes n’importe quel nombre de champs ?

Les notes sont faites pour rassembler des informations proches et les organiser facilement sur une carte. Pour l’apprentissage d’une langue, les notes sont utiles pour représenter des paires phrase / traduction ou des triplets phrase / translation / lecture, etc. Remarquez que toutes ces relations sont du type 1:1 ; une phrase donnée n’a qu’une seule traduction et une seule lecture. (1)

Parce qu’elles permettent de relier des informations entre elles, certains voudront utiliser les notes pour relier des informations toutefois moins proches. Ainsi, s’ils ont deux phrases avec le mot « completely » :

  • He was completely confused.

  • That was completely uncalled for.

Ils mettront ces deux phrases dans la même note, pensant (logiquement) que, comme elles partagent un même mot, elles doivent être liées. Que se passe-t-il cependant avec la phrase :

  • The book confused her.

Cette phrase partage le mot « confused » avec une des phrases précédentes. Devrait-elle donc être dans la note de « confused » ? Ou celle de « completely » ? Ou les deux ?

À l’opposé des paires phrase / traduction mentionnées plus haut, si vous considérez que des phrases sont liées dès lors qu’elles ont un mot en commun, les phrases ont une relation beaucoup:beaucoup. Ainsi, la phrase A pourra être liée aux phrases B et C, la phrase B à A et D, etc. À cause de la complexité de ces relations, on évitera les notes pour les représenter.

Il semble qu’il y ait deux raisons principales à cause desquelles on choisisse un tel système :

  • « Parce que c’est plus propre quand toutes les informations sont à un seul endroit. » On dirait que ce tri est efficace, mais, en vérité, vous fournissez beaucoup d’effort pour rien. Si vous voulez voir toutes les phrases qui contiennent le mot « completely » (les phrases étant dispersées dans des notes différentes), tout ce que vous avez à faire est de rechercher « completely ».

  • « Parce que je veux qu’Anki ne me fasse pas réviser les cartes qui partagent un même mot en même temps. » Nous rejoignons alors la question précédente. Définir les liens entre les cartes fait perdre du temps, et même si cela était fait automatiquement et que les cartes partageant un même mot étaient séparées les unes des autres, l’ordinateur ne s’en sortirait pas et arriverait à un stade où il ne pourrait plus rien afficher, toute carte étant liée à une autre. D’accord, ce n’est pas génial quand deux phrases contenant le même mot sont affichées l’une après l’autre, mais si vous prenez soin d’ajouter vos cartes aléatoirement, cette situation n’aura que très peu de chances d’arriver. Les inconvénients d’une éventuelle solution lèveraient de toute façon bien trop d’autres problèmes ; enfin, rappelez-vous que, dans la vraie vie, les mots que vous trouverez ne seront pas soigneusement espacés.

(1) Des personnes différentes traduiront la même phrase de différentes façons, et des dialectes différents prononceront le mot différemment, mais cela n’est pas le sujet.

Puis-je héberger mon propre AnkiWeb ?

Désolé, AnkiWeb est un service hébergé seulement.

Pourquoi la version Android est elle gratuite alors que la version iPhone ne l’est pas ?

Je travaille à temps complet sur Anki, AnkiWeb et AnkiMobile, et j’ai malheureusement des factures à payer. Anki et AnkiWeb étant disponibles gratuitement, ce sont les ventes de la version iPhone qui financent le développement.

AnkiDroid est écrit par un autre groupe de bénévoles. Comme ils ont utilisé la version bureau gratuite comme point de départ (et utilisent AnkiWeb pour la synchronisation), ils ont décidé de rendre leur programme gratuit.

Quel algorithme de répétition espacée Anki utilise-t-il ?

À l’origine, Anki était basé sur l’algorithm SM5 de SuperMemo. Cependant, le comportement par défaut d’Anki, qui révélait l’intervalle suivant avant la réponse révéla quelques problèmes inhérents à SM5. Les différences entre SM2 et les modifications suivantes de l’algorithme tiennent en deux points :

  • SM2 utilise vos performances sur une carte pour planifier celle-ci.

  • SM3+ utilise vos performances sur une carte pour planifier celle-ci et les cartes similaires.

La deuxième solution permet des intervalles plus précis en ne prenant pas une seule carte en compte, mais tout un groupe de cartes. Si vous êtes studieux et que vos cartes sont de même difficulté, cette approche peut être très efficace. Cependant, il suffit que quelques paramètres de l’équation soient brouillés (des cartes d’inégales difficultés, ne pas étudier à la même heure chaque jour) pour que SM3+ se dérègle totalement : on se retrouvait avec des cartes planifiées incorrectement, des intervalles trop courts ou trop longs.

De plus, comme SM3+ ajuste le tableau des « optimum factors » en temps réel, il pouvait y avoir souvent des cas où répondre « Difficile » donnait lieu à un intervalle plus grand que dans le cas de « Facile ». Pour que l’utilisateur ne s’en rende pas compte, SuperMemo cache l’intervalle.

Après avoir pesé le pour et le contre, l’auteur d’Anki a décidé d’utiliser une version dérivée de SM2 qui donnerait des intervalles presque optimaux, plutôt qu’un algorithme optimal avec plus de risques de faux calculs. Les résultats de SM2 sont prédictibles et intuitifs, tandis que SM3+ cache les détails de son fonctionnement aux utilisateurs et leur demande une confiance aveugle, même s’il peut faire des erreurs de planification.

L’algorithme d’Anki reprend SM2, à quelques points près.

  • SM2 crée un intervalle initial d’un puis de six jours. Avec Anki, vous contrôlez la longueur de toutes les étapes d’apprentissages. Anki sait qu’il peut être nécessaire de voir une nouvelle carte plusieurs fois avant de pouvoir la mémoriser, et ces « échecs » initiaux ne sont pas pris en compte par la suite (en vous montrant la même carte beaucoup de fois en quelques jours, par exemple). Les performances de l’apprentissage ne sont pas liées à celles de la révision.

  • Anki utilise quatre réponses, et non pas six. De plus, il n’y a qu’un seul choix d’échec, pas trois. La raison est que ces choix ne représentent qu’une petite partie des révisions totales, et qu’ajuster la facilité d’une carte se fait facilement en variant les réponses positives.

  • Répondre aux cartes plus tard que prévu sera pris en compte dans le calcul du nouvel intervalle ; les réponses tardives mais correctes seront donc valorisées.

  • Comme SM2, répondre « À revoir » remet à zéro l’intervalle. Cependant, l’utilisateur peut choisir de faire régresser la carte de quelques étapes plutôt que de la remettre à zéro complètement. De plus, vous pouvez revoir les cartes matures oubliées un jour différent.

  • Répondre « Facile » n’incrémente pas seulement la facilité, mais ajoute aussi quelques jours au nouvel intervalle. Ainsi, le « Facile » d’Anki est un peu plus agressif que celui de SM2.

  • Une des plaintes qui revient le plus souvent à propos des algorithmes SM standards concerne « l’enfer du petit intervalle », où les cartes restent bloquées après des échecs répétés. Chez Anki, des échecs successifs pendant l’apprentissage n’affectent pas la facilité de la carte.

Voyez http://www.supermemo.com/english/ol/sm2.htm pour une description de SM2.

Ressources

Le site de SuperMemo est une mine d’informations à propos de la répétition espacée et de la mémoire : http://www.supermemo.com/


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